Gazéification Hydrothermale

Gazéification Hydrothermale

Le Club

Qui sommes nous?

La filière de la gazéification hydrothermale, technologie émergente à fort potentiel, apporte des réponses concrètes aux enjeux des territoires en matière de :

  • valorisation de ressources humides ou miscibles dans l’eau, telles que les boues de stations d’épuration, les effluents industriels ou encore les résidus organiques difficilement valorisables par les voies conventionnelles ;
  • décarbonation des systèmes énergétiques et des filières de traitement des déchets, en transformant des flux contraints en gaz renouvelables ou bas-carbone, tout en permettant la destruction de certains composés pathogènes et polluants, tels que les microplastiques et, le cas échéant, les PFAS (composés per- et polyfluoroalkylés).

La gazéification hydrothermale s’inscrit pleinement dans le futur mix énergétique, en complémentarité avec les autres filières de production de gaz renouvelables et bas-carbone. Elle constitue un levier structurant de la transition écologique territoriale, contribuant à la réduction des impacts environnementaux, à la production d’une énergie renouvelable ou bas-carbone, ainsi qu’au traitement des déchets.


Gazéification hydrothermale

La gazéification hydrothermale constitue une solution prometteuse pour la valorisation des déchets organiques humides, difficilement traitables par les filières classiques. Fonctionnant sous des conditions de températures de et de pressions élevées, la GHT exploite les propriétés de l’eau à l’état supercritique (eau à une température> 374°C et une pression supérieure à 221 bars) pour décomposer efficacement la matière organique. La transformation de la matière organique en gaz de synthèse en milieu supercritique en présence ou non d’un catalyseur, à haute température (400 à 700°C) et haute pression (200 à 300 bar), et avec des rendements énergétiques de l’ordre de 75%. 

Missions et objectifs

Créé en 2025, le Club Gazéification Hydrothermale accompagne l’émergence et la structuration d’une filière encore jeune mais à fort potentiel. Il rassemble aujourd’hui un écosystème représentatif de l’ensemble de la chaîne de valeur de la gazéification hydrothermale en France : producteurs et gestionnaires de déchets humides, développeurs de technologies, acteurs industriels engagés dans la décarbonation de leurs activités, bureaux d’études et cabinets de conseil spécialisés, gestionnaires de réseaux gaziers, énergéticiens, organismes de recherche et universités, ainsi que des collectivités territoriales.

L’objectif principal du Club est de favoriser les échanges, le partage de retours d’expérience et la coopération entre ses membres, tout en contribuant à la reconnaissance de la gazéification hydrothermale comme une filière structurante de la transition énergétique et écologique des territoires.
Force de proposition auprès des pouvoirs publics et des administrations, le Club œuvre à la construction d’un cadre réglementaire et technique adapté, permettant l’émergence de projets industriels robustes, fondés sur la valorisation de ressources humides, la réduction des impacts environnementaux, la décarbonation des systèmes énergétiques et la production locale de gaz renouvelables et bas-carbone, injectables dans les réseaux existants.

Actualités et événement

 

La gazéification hydrothermale : qu'est ce que c'est ?

La gazéification hydrothermale (GH) permet de valoriser des déchets organiques humides — tels que les boues de stations d’épuration, les effluents de l’industrie agroalimentaire ou chimique, les digestats non épandables, ou certaines fractions liquides de déchets — afin de produire un gaz de synthèse riche en méthane et/ou en hydrogène. Après épuration et, le cas échéant, méthanation, ce gaz peut être injecté dans les réseaux gaziers existants ou valorisé localement à des fins énergétiques.

La GH repose sur des procédés thermochimiques en milieu aqueux supercritique, opérant à haute température et haute pression, généralement au-delà du point critique de l’eau (≈ 374 °C et 221 bar). Dans ces conditions, l’eau acquiert des propriétés physico-chimiques particulières et agit à la fois comme solvant et réactif, favorisant la conversion rapide de la matière organique en gaz, principalement composé de méthane, d’hydrogène et de CO₂. Les temps de réaction sont courts — de l’ordre de quelques minutes — et conduisent à une transformation profonde de la matière carbonée, sans nécessité de séchage préalable.

Le gaz produit peut ainsi être utilisé en substitution d’énergies fossiles pour des usages thermiques ou industriels, injecté dans les réseaux de gaz, ou encore servir de brique intermédiaire pour la production de carburants de synthèse ou de molécules à plus forte valeur ajoutée.
La gazéification hydrothermale constitue ainsi une solution particulièrement adaptée aux gisements riches en eau, contribuant à la décarbonation, à la sécurisation des filières de traitement des déchets et au développement de l’économie circulaire territoriale.