FAQ Référent énergie

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FAQ du Référent énergie

« La meilleure énergie est celle qui ne se consomme pas »

  • Quelles actions simples peuvent être mises en place afin de réaliser des économies d’énergie ?

L’ajustement d’une valeur de consigne est une action facile à mettre en œuvre et qui ne requière aucun investissement.
Il peut s’agir d’une température concernant le chauffage/la climatisation des locaux (en prêtant attention à maintenir un niveau de confort pour les employés), ou d’une température/pression de fonctionnement du procédé (attention à ne pas altérer la qualité des produits, la productivité ou l’usure des équipements). On peut citer par exemple le réglage de la pression pour produire de l’air comprimé (voir Guide ATEE sur l’air comprimé).

De même, l’arrêt ou la mise en veille d’équipements pendant les périodes de non utilisation ne requière aucun investissement (notamment les compresseurs qui constituent un poste de consommation conséquent).
Plus largement, identifier et réduire les talons de consommation(1) constitue un bon moyen de réaliser des économies d’énergie à moindre coût (actions de type organisationnelles, bonnes pratiques…).

La mise en place de variateurs de vitesse sur des moteurs lorsque l’installation le justifie ou le calorifugeage de canalisations de vapeur ou d’eau chaude ne constitue pas un poste de dépenses important (quelques milliers d’euros) et présentent des ROI faibles (souvent < 1 voire 1.5 an).
(1) Consommation hors activités


> Source formation DEREFEI

 

  • Quels sont les investissements les plus largement menés au sein de l’industrie afin de réaliser des économies d’énergie ?

Les actions principales touchent les utilités (fluides énergétiques tels que l’air comprimé, la vapeur, l’eau, le froid…). Il s’agit d’actions visant à leur optimisation, leur rénovation ou leur remplacement.

Les seconds secteurs d’intervention sont l’éclairage (on peut citer par exemple la mise en place de LED afin de rendre l’éclairage plus performant) ou les domaines du chauffage et de la ventilation.
La mise en place de variateur électronique de vitesse (VEV) est la troisième action rencontrée. Elle est souvent mise en place sur des compresseurs permettant ainsi d’adapter sa vitesse (et donc son débit) à la demande. 
Des sous-comptages d’énergie par ateliers peuvent également être mis en place afin d’avoir une connaissance plus fine de sa consommation d’énergie.

Les investissements peuvent être réalisés également sur le process. Ces actions sont difficilement répliquables car touchant à la spécificité et au cœur de métier de chaque industriel. La confidentialité liée à cette activité ne permet pas une large communication à ce sujet.

Le dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (Plus d’informations sur les CEE) peut constituer un moyen de financement efficace de ces actions.


> Source enquête Référent Energie de l’ATEE (2015)

 

• L’audit énergétique obligatoire : qui est concerné ? Quels sont les délais ?

Toute entreprise présentant sur ses deux derniers exercices comptables clôturés soit plus de 250 salariés, soit un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 M€ et un total bilan supérieur à 43 M€ sont tenues de réaliser un audit couvrant 80 % de la facture énergétique avant le 30 juin 2016, puis tous les 4 ans.

Les sociétés certifiées ISO 50001 sont exemptées de cet audit.
La réalisation d’un audit est encadrée par la norme NF EN 16247.
L’audit constitue un point de départ pour travailler sur des économies d’énergies et engager son entreprise dans un cercle vertueux (par exemple en mettant en place un système de management conforme à la norme ISO 50 001).

> Pour plus d’informations, consulter la page ATEE dédiée à l’audit énergétique

 

• Comment optimiser sa facture d’électricité ?

Afin de gérer au mieux sa facture, il est tout d’abord nécessaire de bien la comprendre.

La facture d’électricité se compose de plusieurs éléments :
- La fourniture d’énergie (ou électrons). La facturation s’effectue en fonction du kWh consommé.
- Le transport d’énergie : la facturation s’effectue en fonction de la puissance transcrite. La tarification du transport est fixée par le TURPE(2) (TURPE 4 depuis Août 2016 et TURPE 5 au 1er Août 2017). A noter que les sites électro-intensifs peuvent bénéficier d’un abattement sur le TURPE s’ils sont certifiés ISO 50001.
- Les taxes dont la principale est la TICFE (Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d’Electricité – ex-CSPE). Il existe trois tarifs réduits depuis janvier 2016 associés à cette taxe et définis en fonction de la consommation du site (à condition que la taxe représente au moins 0.5 % de la valeur ajoutée pour le client).
- Les pénalités éventuelles (par exemple, sur l’énergie réactive ou le dépassement).

Ainsi, la marge de manœuvre pour négocier au mieux sa facture électrique se situe au niveau de l’électron. Une bonne connaissance de sa consommation (par exemple grâce à l’analyse du relevé des points 10 minutes(3) ) est également un élément important pour maîtriser sa facture d’électricité.

Connaître sa puissance et l’optimiser permet également de réaliser des économies : il est préférable de dépasser occasionnellement sa puissance fixée que de souscrire une puissance trop élevée.
Vérifier son niveau d’énergie réactive et travailler sur des moyens de la compenser (condenseurs) permet de ne pas payer de pénalités (à noter que ces pénalités ne sont effectives qu’en hiver).

> L’ATEE vous propose également un guide sur la fin des tarifs réglementés de l’électricité.

(2) TURPE : Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité
(3) Les données brutes sont disponibles gratuitement auprès du gestionnaire de réseau – un abonnement est nécessaire pour obtenir la mise en forme des points)


> Source formation DEREFEI

 

  • Comment financer les investissements dans des actions d’économie d’énergie ?

Il existe un certain nombre d’aides disponibles en fonction du type d’économie réalisée qui permettent de réduire le ROI de telles opérations. Certaines permettent de financer des études et d’autres des actions/travaux d’économies d’énergies. En voici quelques-unes :

- Les actions collectives, souvent financées par l’ADEME ou les CCI, permettent de financer des formations, des audits (lorsqu’ils ne sont pas obligatoires), des certifications ISO 50 001 (voir aussi le programme PRO SMEn) ;
L’ADEME aide également au financement d’études de faisabilité ou d’opérations très ciblées grâce par exemple au Fonds Chaleur (production de chaleur à partir d’énergies renouvelables) ;
Les CEE permettent de financer un large nombre d’économies d’énergies standards ou spécifiques (Plus d’informations sur les CEE) ;
Exemple : Le programme PRO SMEn est une aide financière apportée aux entreprises mettant en place un système de management de l’énergie conforme à la norme ISO 50001, financé dans le cadre du dispositif CEE par l’obligé EDF.
Le Tiers Financement associé ou non à un CPE(4) constitue un mécanisme facilitant l’investissement des entreprises (voir Guide ATEE sur le CPE et le Tiers Financement) ;
- Il existe également un certain nombre de prêts : BPI et le Prêt Vert ou la Caisse des dépôts.
- Les financements européens tels que le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional).

(4) Contrat de performance énergétique

 

  • Quels arguments mettre en avant pour engager sa direction ?

Il existe de nombreux avantages à mettre en place une démarche de management de l’énergie (voir la brochure ATEE « Dix bonnes raisons de maîtriser son énergie »).

Voici quelques arguments à avancer :

> Aspect FINANCIER :
- Réduire durablement les dépenses énergétiques;
- Limiter  les risques liés à la fourniture d’énergie et sa vulnérabilité vis-à-vis de la fluctuation des prix ;
- Assurer la rentabilité de son entreprise et sa compétitivité en réduisant les dépenses et en améliorant les comptes d’exploitation ;
- Maîtriser les autres facteurs de productivité et augmenter la stabilité des systèmes  en acquérant une meilleure connaissance des procédés et de l’ensemble de la chaîne de valeur de l’entreprise.

> Aspect ENVIRONNEMENTAL :
- Anticiper le durcissement des contraintes environnementales telles que les transpositions des dispositions européennes en droit français (Directive Européenne d’Efficacité Energétique transposée en droit français => audit obligatoire) ou les réglementations liées à l’atteinte des objectifs nationaux relatif à la loi de transition énergétique) ;
- Réduire ses émissions de GES ;
- Améliorer la gestion et la sécurisation des installations (par exemple : éviter des brûlures en raison de fuite ou de surfaces brûlantes non-calorifugées dues au mauvais état du système énergétique, risque mécanique dû à la pression, etc.).

> Aspect HUMAIN :
- Devenir acteur du développement durable et améliorer son image auprès de ses clients, de ses actionnaires et de ses employés ;
- Un projet fédérateur : rendre son entreprise économe en énergie nécessite l’implication de l’ensemble du personnel.
Les outils EnergieCHECK et EnergieSIM permettent de structurer votre plan d’actions d’économies d’énergies, de réaliser des analyses économiques et de dégager des arguments afin de convaincre votre Direction.


> Sources : formation DEREFEI et ATEE

 

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