Les agrégateurs du marché de l’électricité

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Depuis la fin des tarifs d’achat, les producteurs d’électricité doivent vendre leur énergie sur le marché. Pour les aider, ils peuvent recourir aux services d’agrégateurs qui offrent des compétences destinées à écouler leur électricité au meilleur prix. Certains producteurs se mettent eux même à cette activité, et proposent leurs services à d’autres énergéticiens indépendants.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) a contribué à développer un nouveau métier, celui d’agrégateur. En supprimant les tarifs d’achat pour les installations renouvelables de plus de 500 kW, la nouvelle réglementation impose aux producteurs d’électricité verte de vendre leur énergie sur le marché avec un complément de rémunération. Mais cela requiert des compétences spécifiques, qu’ils n’ont pas forcément en interne. Pour vendre au meilleur prix et ne pas subir de pénalités en cas d’écarts entre prévisions et production, il est indispensable d’anticiper au mieux. Une véritable gageure étant donné la grande volatilité du marché. Très élevés en période de pointe, les prix peuvent devenir très bas (et parfois négatifs) en cas de surproduction.

Pour écouler son électricité au meilleur moment et parfois prendre la décision d’interrompre sa production quand cela est nécessaire, l’appui d’agrégateurs est indispensable. Ces acteurs gèrent aussi la flexibilité et participent à la modulation de la production et de la consommation. Pour y parvenir, certains ont créé des outils pour profiter d’informations en temps réel sur les centrales qu’ils administrent. Pour communiquer avec les installations qu’ils gèrent, des agrégateurs installent des capteurs, voire des interfaces de communication plus complexes. Ce nouveau métier, qui exige des compétences financières très pointues, concerne un nombre d’acteurs en augmentation sur le marché français. De plus en plus de parcs éoliens et photovoltaïques ont recours aux services d’agrégateurs – au départ réservés à la petite hydraulique – à mesure que se terminent leurs contrats et qu’ils basculent dans le complément de rémunération. Une partie du complément est composé d’une prime unitaire de gestion, destinée à compenser les coûts supportés par le producteur (coûts d’équilibrage sur le mécanisme d’ajustement et de vente sur le marché). Elle est fixée par exemple à 2,8 €/MW pour l’éolien et lui permet de rémunérer un agrégateur pour ses services ou de développer ses compétences en interne.

  • Stabiliser les revenus du client

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Lire la suite dans Energie 588 du 15 juin 2017

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