Efficacité énergétique : l’UE révise laborieusement ses directives

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La Commission européenne a présenté fin 2016 son paquet énergie pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Un an plus tard, les négociations sont difficiles, en particulier pour la révision de la directive de 2012 sur l’efficacité énergétique. Des progrès ont été réalisés mais l’UE peut mieux faire.

Lors de la Cop 21, les autorités européennes se sont fixé un but ambitieux : réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’Union en 2030 par rapport à 1990. Fin 2016, la Commission a présenté son paquet “énergie propre pour tous les européens” afin d’atteindre cet objectif : il renferme des mesures sur la production d’énergie renouvelable ou le marché européen de l’électricité (voir Énergie Plus n°585). Enfin, il prévoit de réviser à la hausse la directive de 2012 sur l’efficacité énergétique. Le texte propose de passer à un objectif de 30 % d’efficacité énergétique pour 2030 contre 20 % pour 2020 dans la directive précédente. Mais, et c’est surtout la cause des réticences, la Commission veut rendre cet objectif contraignant, comme pour les rejets de GES ou la part de renouvelables. Les 28 s’y opposent, préférant qu’il soit seulement mentionné à titre indicatif. Les États semblent avoir obtenu gain de cause… pour l’instant.

  • Moins d’ambitions pour l’efficacité énergétique

En effet, le 26 juin, le Conseil européen s’est entendu sur un objectif de 30 % non contraignant. Il n’a pas été possible d’arrêter une position plus courageuse faute de consensus. Si des pays comme la France ou l’Allemagne étaient prêts à valider un objectif contraignant de 30 %, d’autres ont souhaité le faire baisser à 27 % et sans aucune obligation de résultat. Le Royaume-Uni, la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, la Slovénie, la Slovaquie et la Roumanie ont été les pays les plus récalcitrants, allant jusqu’à refuser de soutenir l’accord final, pourtant modeste. «Ce qui a été adopté le 26 juin est une mascarade. On est en dessous de ce que l’on avait déjà prévu dans le précédent paquet énergie-climat», regrette Yamina Saheb, energy policy analyst chez Openexp qui plaide pour aller jusqu’à 40 %. Si un tel chiffre était entériné, les économies...

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Lire la suite dans Energie Plus 591 du 15 septembre 2017

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