CEE : l’efficience du dispositif conditionnée à une meilleure visibilité.

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À l’aube de la 4e période du dispositif des certificats d’économies d’énergie, les acteurs du dispositif estiment que le système pourrait être plus efficient, notamment grâce à une plus grande transparence des prix.

Pour que le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) gagne en efficience, notamment dans le secteur industriel, il est indispensable que les acteurs concernés aient une meilleure visibilité sur les prix et les volumes à venir des CEE. C’est l’un des points importants soulignés par les participants au débat “Regards croisés sur la 4e période”, organisé par CertiNergy (Groupe Effy) le 6 juillet. Les obligés et bénéficiaires du dispositif se préparent à un quasi doublement des objectifs fixés par le décret du 2 mai 2017 : 1 600 TWh cumac d’obligations CEE, dont 400 TWhc de certificats précarité. Les textes rédigés devraient être soumis au Conseil supérieur de l’énergie en septembre, pour une publication au JO en novembre ou décembre 2017, et les acteurs ont profités des échanges de cette réunion pour faire part de leurs attentes. La visibilité est souhaitée et nécessaire à court termes, ainsi que le remarque Michaël de Oliveira, responsable énergie du groupe Alma : «En tant qu’industriels, nous avons besoin de transparence sur la façon dont les prix des CEE sont fixés sur le marché Spot, comme lorsqu’on achète de l’électricité. Concernant les certificats, le seul indice aujourd’hui est disponible sur Emmy et représente très peu de transactions, le reste se négocie au cas par cas

  • Favoriser la décision d’investir

Tristan Picart, directeur général de CertiNergy estime également que l’indice Emmy n’est pas représentatif actuellement des achats et ventes conclus récemment. À plus long terme, «le besoin de visibilité est surtout important pour les obligés et les acteurs qui ont des CEE à vendre. Entre la demande de CEE et le versement de la prime, le délai peut s’étaler de 6 à 24 mois. Or, le partenaire a besoin de prévoir la recette des certificats dans son investissement. Quand il n’est pas possible de lui proposer un prix à l’avance, la décision d’investir ne se fait pas.» Du côté d’Engie, le directeur adjoint des relations externes Patrice Hennig rappelle que le coût du CEE est intégré dans les prix, le certificat venant d’une obligation attachée à chaque kWh vendu...

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Lire la suite dans Energie Plus 591 du 15 septembre 2017

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