Autoconsommation : le pari rentable des supermarchés ?

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Dans le sud de la France, le solaire photovoltaïque approche de la parité réseau et nombreux sont ceux à vouloir en profiter. Grands consommateurs en électricité, mais dotés de surfaces conséquentes, les bâtiments du tertiaire ont trouvé dans l’autoconsommation le moyen idéal pour réduire leurs factures, et pourquoi pas, un jour, faire profiter de leur production à la collectivité.

L’autoconsommation ne concerne pas que les particuliers en maison individuelle, loin de là. Elle suscite également l’intérêt des professionnels et notamment dans le secteur de la grande distribution. Ces utilisateurs de courant représentent, en effet, un profil particulièrement adapté à ce mode de production-consommation. Les magasins en périphéries des villes disposent de surfaces conséquentes, souvent planes et inutilisées, propices à l’installation de centrales photovoltaïques. Par ailleurs, leur consommation électrique est souvent régulière et soutenue tout au long de la journée afin de répondre aux besoins élevés en électricité des machines qui tournent en continu. D’où l’intérêt de profiter, à la différence des maisons individuelles, des heures du jour où les systèmes solaires produisent le plus.
Pas étonnant alors que ces arguments en faveur de l’autoconsommation aient convaincu les directeurs de supermarchés. D’autant que les voyants semblent être passés au vert : le contexte n’a jamais été aussi favorable économiquement, réglementairement et techniquement.

  • Une situation favorable…

L’Ademe publie en février 2018 un avis sur l’autoconsommation d’origine photovoltaïque dans lequel elle insiste sur le «fort potentiel» de cette pratique et en particulier pour les toitures des professionnels dont les besoins coïncident avec la production de l’installation. On assiste en effet à deux phénomènes simultanés, économiquement attractifs : la baisse importante du coût du matériel photovoltaïque et la hausse continue des tarifs d’électricité traditionnelle (environ 6 % par an). Cette baisse des coûts de production de l’électricité photovoltaïque s’explique notamment par les progrès technologiques et la maturité de la filière au niveau mondial...

Lire la suite dans Energie Plus 608 du 15 juin 2018

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