L’air intérieur à la recherche d’une réglementation de qualité

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La présence de substances polluantes dans les environnements intérieurs est un véritable enjeu de santé publique. Spécialement dans les bâtiments tertiaires car accueillant un public nombreux. Les études sur le sujet, encore rares, se multiplient et la réglementation évolue timidement. La France a encore beaucoup d’efforts à faire, en particulier pour la ventilation des bâtiments énergétiquement performants.

Fin mars 2016, un nouvel épisode de pollution aux particules a touché Paris. Si ce type de phénomène est à présent bien connu, la qualité de l’air intérieur reste, de son côté, plus confidentielle. Pourtant, dans les pays industrialisés situés en milieu tempéré, un individu passe près de 90 % de son temps dans des environnements intérieurs. Acariens, micro-organismes, particules ou substances chimiques polluent ces bâtiments. Issus des meubles, des peintures, des colles ou des produits d’entretiens, leur présence dans l’air dépend largement et du type et de la fonction des locaux. Une piscine est touchée par des polluants spécifiques, qui seront différents dans des hôpitaux ou des bureaux.

Une chose est certaine : leur impact sur la santé est loin d’être négligeable. Selon une étude initiée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) et Pierre Kopp, professeur d’économie à l’université Sorbonne Panthéon I, leur coût pour la collectivité s’élèverait à 19 milliards d’euros par an en France. Le remboursement des médicaments antiasthmatiques reviendrait à lui seul à 1 Md€. Le secteur tertiaire, qui accueille un public important, est particulièrement concerné par ces problématiques. Cependant, des études d’ampleur n’ont été réalisées que récemment en la matière. Des données sur le sujet émergent peu à peu.

  • Les recherches se multiplient

En France, l’OQAI, créé en juillet 2001 sous l’impulsion du ministère du Logement collecte des données sur les polluants présents dans les atmosphères intérieures. Les bâtiments tertiaires sont particulièrement étudiés par l’organisme. «Nous réalisons actuellement deux grandes campagnes dans des immeubles de bureaux et dans des écoles qui se termineront à la fin de l’année ou début 2017», explique Corinne Mandin, responsable division expologie et QAI au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), partie prenante de l’observatoire. Parallèlement, l’OQAI a participé à un programme européen baptisé Officair. Il avait été lancé dès 2009 par la Commission et s’est déroulé dans dix pays de l’Union, dont la France, jusqu’en 2014. Cette opération a permis d’acquérir des connaissances sur la qualité de l’environnement intérieur, la santé et le confort dans des immeubles de bureaux neufs ou réhabilités depuis moins de 10 ans. 167 immeubles ont été étudiés...

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Lire la suite dans Energie Plus 564 du 15 avril 2016

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