Industrie : quel avenir pour le gaz du sous-sol français ?

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Tandis que les parlementaires débattent de la fin des hydrocarbures, la Française de l’énergie investit dans le gaz de mine et le gaz de couche. Ses projets se concrétisent.

La production française de gaz naturel et de pétrole va-t-elle s’arrêter ? La loi sur les hydrocarbures devrait bientôt être promulguée en fixant un principe : stopper la production à l’horizon 2040. Sauf exceptions « après sa promulgation, il n’y aura plus de délivrances de titres miniers ni d’autorisations de travaux. La question est de savoir quel sort sera réservé aux permis et concessions attribués avant », décrypte l’avocat Arnaud Gossement. L’enjeu est minime. La production tricolore couvre moins de 1 % de la demande nationale. Pour le gaz, elle a même chuté de 85 % entre 2012 et 2015, avec notamment l’arrêt de la commercialisation du gisement de Lacq dans les Pyrénées-Atlantiques. Pour autant, ce déclin signifie-t-il la fin du gaz made in France ?

Pas pour la Française de l’énergie qui compte, au contraire, monter en puissance. « Nous voulons fournir 5% de la demande de gaz en France d’ici à 2025, alors que le pays n’en produit que 0,5 % aujourd’hui », ambitionne Julien Moulin, président de la PME installée à Avion, dans le Pas-de-Calais, et Forbach, en Moselle. La Française de l’énergie investit dans le gaz de mine des Hauts de France et le gaz de couche de la région Grand Est. Elle met en avant les 60 M€ investis pour analyser les données des anciens Charbonnages de France, pour repérer les zones d’intérêt et pour réaliser des carottages. Elle développe surtout une stratégie et un discours basés sur l’écologie industrielle, les circuits courts de l’énergie et la réduction de l’empreinte carbone. Dans les Hauts-de-France, elle a convaincu l’administration, qui a attribué en 2016 le statut d’énergie de récupération au gaz de mine. Autrement appelé grisou, ce gaz est encore aujourd’hui relâché en grande partie dans l’atmosphère et considéré comme une source de gaz à effet de serre. Il contient 40 à 80 % de méthane selon les endroits. Provenant des 110 000 kilomètres de galeries du bassin minier, il remonte à la surface par des évents, ces systèmes d’évacuation hérités de l’ancienne activité charbonnière.

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Lire la suite dans Energie Plus 596 du 1er décembre 2017

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