Hydroliennes : des projets prometteurs dans le monde

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L’énergie des mers sous toutes ses formes (courants, marées, vagues, houle, etc.) et des rivières sont une source potentielle de production d’électricité renouvelable. Parmi les options prometteuses, à quelques dizaines de mètres sous la surface, les courants marins éveillent de l’intérêt.

Une hydrolienne (Marine Current Turbine) transforme l’énergie cinétique des courants marins ou fluviaux en électricité. Pour des profondeurs inférieures à 100 m, le potentiel mondial est estimé à 75-100 GW (3-4 GW en France) comparés aux 3 000-5 500 GW pour l’éolien offshore. À puissance équivalente, une hydrolienne a un diamètre inférieur à celui d’une éolienne (la densité de l’eau étant environ 800 fois supérieure à celle de l’air) et a une vitesse de rotation plus faible. Les courants étant prévisibles et relativement constants, la production est plus importante qu’une éolienne de même puissance. Cependant, les difficultés techniques à résoudre sont principalement liées à la corrosion, aux incrustations et à l’accès pour réparation ou maintenance.

De nombreuses technologies sont évaluées : pales horizontales ou verticales, oscillantes, roue à aube ou à "voile". Il en est de même pour les fixations : pieux, gravitaire ou flotteur. Parmi les précurseurs, un prototype de 300 kW a été testé en Norvège en 2003 et en Grande-Bretagne (Seaflow). En France c’est la société Sabella qui a immergé la première hydrolienne en 2008 dans l’estuaire de Bénodet.
Cependant d’autres projets innovants pour lever certains obstacles ont été étudiés ou expérimentés comme : les hydroliennes relevables sur barge (Neptune energy partner),
Les turbines montées sur un bras pivotant (SST de TidalStream) avec un prototype (4 x 1 MW) installées en Écosse, les membranes souples ondulantes de la société française Eel energy (voir Énergie Plus n° 560) ou l’aile oscillante Stingray évaluée en Écosse en 2003.

Plusieurs dizaines d’hydroliennes sont testées dans le monde : en Écosse, aux Pays-Bas, au Canada, au Japon, en Norvège, en France, etc. Un pionnier est le Britannique Marine current turbines  avec la série Seagen basée sur des travaux menés dès 1970 et un prototype de 300 kW en 2003. En 2008, le Seagen S (2 x 600 kW) comprend 2 hélices de 16 m de diamètre, les turbines coulissant le long du mât pour être hissées hors de l’eau. Seagen, racheté par Siemens en 2012 a été revendu à Atlantis resources, actif sur de nombreux projets. L’Irlandais OpenHydro a développé une hydrolienne avec générateur dans le carénage (open-center) dont le premier prototype de 250 kW a été opérationnel en 2008.

  • L’hydrolien en France

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Lire la suite dans Energie Plus 596 du 1er décembre 2017

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