Transition énergétique : un début de bilan

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Alors que Ségolène Royal tire un dernier bilan de son passage au ministère en charge de l’énergie, le Commissariat général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a actualisé son analyse sur l’atteinte du Facteur 4 en France.

Ainsi, la ministre fait état - juste avant la fin de son mandat - des conséquences qu’ont eu les différentes décisions prises et le vote de la loi de transition énergétique. La mise en place des Territoires à énergie positive pour la croissance verte prend une place de choix, ainsi que l’adoption des outils de planification (Stratégie nationale bas-carbone, Programmation pluriannuelle de l’énergie) ou bien sûr la réussite de l’Accord de Paris (COP 21). Une dynamique a ainsi perduré pour créer de l’activité autour de la transition, avec en fond de toile une contribution climat-énergie installée et dont le niveau doit atteindre 56 € par tonne de carbone en 2020 et 100 € en 2030. Ségolène Royal estime ainsi que l’emploi a augmenté de 9 % dans le secteur de la rénovation énergétique du bâtiment et de 13 % dans celui des énergies renouvelables. Les soutiens financiers via le programme des investissements d’avenir, le fonds de financement de la transition énergétique, le crédit d’impôt ou encore l’aide à l’achat de véhicules propres ont joué pour beaucoup dans ces progrès. La première obligation verte souveraine émise par la France en janvier dernier à hauteur de 7 milliards d’euros pourrait continuer à soutenir les investissements.

De son côté, avec un travail plus technique, le CGEDD a publié un rapport qui fait état de ce nouveau contexte français, mais également européen (marché de gros de l’électricité baissier), voire mondial (prix bas des énergies fossiles). Il rappelle que les seuls scénarios permettant d’atteindre le Facteur 4 d’ici 2050 (division par 4 des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990) sont ceux promouvant la sobriété et l’efficacité énergétiques et les énergies renouvelables. Mais le retard accumulé avec les années rend l’effort toujours plus grand : désormais, il faudrait réduire nos émissions de GES de 9 à 10 Mt CO2éq par an en moyenne jusqu’en 2050. En plus d’une approche sectorielle nécessaire, le CGEDD note de nouvelles interactions entre secteurs qui obligent à envisager des problématiques transversales notamment entre agriculture, forêt, transports, bâtiment et énergie décentralisée. Le Commissariat renouvelle donc les recommandations qu’il avait fait en 2013.

 

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