L’industrie a un fort potentiel d’économies d’énergie

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Consommant encore plus de 20 % de l’énergie en France, l’industrie dispose de nombreux gisements pour améliorer son efficacité énergétique. Le recours à un système de management de l’énergie est indispensable, ainsi que la nomination d’un responsable énergie.

La France analyse chaque année les progrès qu’elle a fait en matière d’efficacité énergétique, telle que l’Union européenne le lui demande. L’occasion d’inscrire dans le marbre les politiques en cours et les objectifs attendus, relativement à la directive efficacité énergétique (DEE). Le dernier rapport, remis en mai 2014 (1) par la DGEC maintient la volonté d’arriver à une consommation de 35,9 Mtep d’énergie finale dans l’industrie en 2020. De fait, entre 1990 et 2008, cette consommation oscillait entre 38 et 40 Mtep. Mais la crise économique l’a brutalement fait chuter à 33 Mtep en 2011. Et en 2012, les chiffres de l’Insee montre qu’elle est descendue à 32,1 Mtep, au plus bas depuis le début des séries compilées au ministère en charge de l’énergie en 1970. Les dernières données de 2013 montrent une stagnation, à champ constant (2). Si l’objectif de 2020 est déjà dépassé, il faut néanmoins craindre qu’une reprise de l’activité économique fasse remonter la consommation. D’où l’importance de maintenir une politique de maîtrise de l’énergie dans l’industrie qui prend notamment l’aspect :

  • de dispositifs incitatifs (CEE, aides à la décision et à l’utilisation rationnelle de l’énergie de l’Ademe, prêts verts des investissements d’avenir et prêts éco-énergie de Bpifrance) ;
  • de mesures réglementaires comme l’obligation d’audit énergétique périodique, issue de l’article 8 de la DEE. La directive 2010/75/UE sur les émissions industrielles imposant de mettre en place les meilleures techniques disponibles en fait également partie ;
  • de soutien à la normalisation (référentiel de diagnostic BPX30-120, norme NF EN ISO 50001, référentiel n°17-17 de l’OPQIBI de qualification des compétences pour les audits énergétiques, formation des chargés de mission énergie/environnement des chambres consulaires).

Le ministère ajoute à la liste le système communautaire d’échange de quotas d’émissions de CO2, qui peut conduire à substituer d’autres sources aux énergies fossiles, et le soutien au développement des technologies efficaces.

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Lire la suite dans Energie Plus 542 du 15 mars 2015

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