L’ISO 50 001 prend ses quartiers dans les entreprises

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Alors que l’ISO 50001, qui donne les lignes directrices aux entreprises et organisations pour bien cadrer leur système de management de l’énergie (SMEn), est entrée en révision, une étude menée par Afnor Énergies avec le cabinet Time to Be montre que la norme volontaire se déploie de manière croissante dans le tissu économique.

La norme volontaire ISO 50001 est de plus en plus apprivoisée par les entreprises et organisations, comme le démontre l’étude menée de juin à novembre 2016 par Afnor Énergies avec l’appui du cabinet Time to Be, auprès de 185 établissements certifiés. Nombreux se situent dans le secteur de l’industrie/construction, de l’énergie et des services, en France et en Allemagne. Mais Catherine Moutet, responsable d’Afnor Énergies, note que «par rapport à l’année précédente, une majorité des SMEn sont mis en œuvre sur le site industriel de l’organisation, plus que sur le siège social. De plus, les petits ETI et les PME sont en hausse dans l’échantillon : on observe une pénétration de l’ISO 50001 dans des organisations de taille plus réduites.» L’étude révèle une meilleure compréhension de la norme, vraisemblablement grâce à la communication et aux formations qui ont été faites à son propos, mais aussi un taux de satisfaction de 80 % des organismes s’étant engagés dans la démarche. 94 % de l’échantillon se dit prêt à la recommander, ce qui indique qu’une partie de ceux qui se déclarent moins satisfaits de la démarche la recommandent quand même. Surtout, les intentions “très certaines” de recommandation sont en forte hausse, «particulièrement chez les premiers certifiés, ce qui est un gage de qualité de la norme», souligne Catherine Moutet. On peut attribuer le sentiment d’insatisfaction de certaines entreprises aux difficultés qu’elles rencontrent pour mesurer le résultat de leurs actions en faveur de l’amélioration de leur performance énergétique : 56 % des organismes de l’étude ne se sont pas prononcés sur leur estimation de retour sur investissement.

Mais en attendant la norme révisée, l’ISO 50001:2011 sert véritablement de marqueur pour un management intelligent de l’énergie, et le rôle incitatif de la réglementation a joué significativement sur l’engagement des entreprises dans la démarche. En effet, une grande partie des certifiés ont sauté le pas en anticipation de la réglementation sur l’audit énergétique (introduit par la directive efficacité énergétique – voir Énergie Plus n°571). En effet, la réglementation française, en relais des politiques publiques promouvant l’efficacité énergétique, a prévu d’exempter de cet audit les sociétés certifiées ISO 50001. «La réglementation a joué un rôle très important en 2015 pour impulser ces démarches, insiste Catherine Moutet. Elle a poussé les entreprises à mettre en place un SMEn. Aujourd’hui ces sociétés y prennent goût, en retirent des bénéfices financiers et non financiers, et continuent d’améliorer leur performance énergétique.» Pour 58 % des organismes interrogées, les bénéfices retirés de leur système de management de l’énergie sont autant financiers que non financiers. Pour 20 %, surtout des premiers certifiés, les avantages retirés ont été essentiellement financiers : «Ce qui montre qu’à terme, le retour sur investissement est positif», précise la responsable d’Afnor Énergies...

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Lire la suite dans Energie Plus 582 du 15 mars 2017

lien utile : PRO-SMEn, une aide pour mettre en place l'ISO 50001

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