Un million d’emplois potentiels pour le climat d’ici 2020

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Un peu plus d’une dizaine d’organisations membres de la plateforme emplois-climat signent un rapport proposant la création d’un million d’emplois liés à la transition écologique d’ici 2020. Selon les rédacteurs de cette étude, une telle mesure serait financièrement réalisable. 

Le changement climatique pourrait coûter jusqu’à 5 500 milliards d’euros et détruire des dizaines de millions d’emplois dans le monde si des mesures radicales ne sont pas prises. Cette sombre prédiction de Nicholas Stern, ancien responsable de la Banque mondiale, montre la nécessité d’agir rapidement pour éviter un désastre écologique, mais aussi social. Convaincues que l’inaction mène nos sociétés dans l’impasse, des membres de la Plateforme emplois-climat (1) publient une étude proposant la création d’un million d’emplois pour le climat (2). Fait inédit, cette publication a été signée par des organisations très diverses, aux intérêts parfois divergents, dont des syndicats et des associations environnementales, sociales ou d’éducation populaire. Elle formule sept propositions, autour des financements, de la formation professionnelles ou de la protection sociale.

Un programme réalisable
Pour atteindre le chiffre d’1 million d’emplois supplémentaires en seulement trois ans, les rédacteurs envisagent des initiatives très différentes. Tout d’abord, ils proposent de créer 250 000 emplois aidés labellisés “transition écologique”, dont une partie pourrait être affectée à des postes d’animateurs de la transition écologique juste dans les territoires. Pour éviter de précariser ces postes, l’étude estime que ces contrats devraient durer au moins trois ans à temps plein. Chaque année, il faudrait prévoir entre 3,5 Md€ et 4 Md€ pour financer cette mesure. Ensuite, ils envisagent la création de 100 000 postes de fonctionnaires supplémentaires, notamment pour permettre aux collectivités territoriales d’assumer leurs nouvelles prérogatives depuis les votes des lois NOTRe et TEPCV (voir Énergie Plus n°574). Cela représenterait une dépense supplémentaire de 5 Md€.

Néanmoins, cette publication n’oublie pas l’emploi privé, même s’il est soutenu en partie par des fonds publics : 650 000 emplois sont prévus dans différents secteurs. Concernant la rénovation énergétique, elle considère qu’il faut conditionner les aides à des niveaux élevés de performance et les augmenter pour les ménages en situation de précarité énergétique. Sur la base d’une étude économique réalisée en 2016 par SIA partners (3), les auteurs estiment qu’il faudrait investir 4,7 Md€ d’argent public par an en complément de 4,8 Md€ à la charge des propriétaires. Le gain pour l’État en termes de recettes (TVA) et économies seraient de 37,6 Md€, ce qui couvre largement ses dépenses. En tout, c’est 105 Md€ qui seraient nécessaires en 2020 en dépenses publiques et privées...

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Lire la suite dans Energie Plus n°580 du 15 février 2017

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