Le bâtiment connecté géré au doigt et à l’œil

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Si le secteur de la construction a bien amorcé son virage connecté en l'appliquant à la gestion à distance de l'énergie, d'aucuns estiment qu'il lui faudra franchir un cap supplémentaire : celui du traitement massif des données, afin d'offrir des services tournés vers l'utilisateur.

D’ici à 2020, quelques 30 milliards d’objets connectés seront opérationnels dans le monde, selon plusieurs estimations (dont celles du cabinet McKingsey). Dans les enquêtes d’opinion menées par divers instituts de sondage, la gestion de l’énergie apparaît régulièrement dans le “Top” des applications potentielles des objets connectés souhaitées par les utilisateurs finaux. Mais l'offre en objets connectés est tellement foisonnante qu'il est parfois difficile de s'y retrouver, notamment dans le domaine de la domotique. Le consultant Olivier Ezratty, dans son compte-rendu du dernier CES de Las Vegas, grand-messe annuelle des technophiles, livrait ce constat quelque peu circonspect : «La malédiction de la domotique semble se poursuivre avec la maison connectée [...], les fonctions proposées étant voisines même si le smartphone et le contrôle à distance sont plus faciles à réaliser aujourd’hui que du temps du téléphone analogique. Et quand les fonctionnalités s’élargissent [...], on se rend compte que l’ensemble est un tout incohérent, sans grande intelligence ou coordination.»

  • S'engouffrer dans la brèche

Il semblerait pourtant que les prémisses de la fameuse Troisième révolution industrielle (celle du numérique) commence à prendre une forme concrète et cohérente dans le bâtiment. S'il y a bien un signe qui ne trompe pas, c'est lorsqu'une major du BTP – en l'occurrence Bouygues – proclame que la totalité de ses programmes immobiliers seront nativement connectés. Basée sur un protocole ouvert (Quickmove), la solution domotique – sans fil et sans pile – Flexom de Bouygues permet de gérer éclairage, volets roulants et température intérieure. Une application permettra également aux occupants de créer des scénarios d'occupation et de gérer les consommations énergétiques du foyer depuis leur téléphone portable.
Un signal suffisamment fort pour entraîner dans son sillage une myriade de start-up dont la France est si prolifique...

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Lire la suite dans Energie Plus 587 du 1er juin 2017 

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