Les énergéticiens s’adaptent au changement climatique

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Le quatorzième forum de la météo et du climat qui s’est tenu à l’Université Pierre et Marie Curie a été consacré à l’adaptation des infrastructures et des réseaux au changement climatique. Pour permettre aux entreprises de s’adapter, des services climatiques se mettent en place, notamment sous l’impulsion des autorités européennes.

2016 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés de températures en 1880. Elles ont été supérieures de 0,94°C par rapport à la moyenne du XXe siècle. Un record battu pour la troisième année consécutive. Selon les experts du Giec, le niveau moyen des mers pourrait augmenter de 30 cm à 1 m d’ici 2100. Les épisodes de chaleurs ou de submersions plus fréquents et extrêmes, la probabilité de tempêtes et de précipitations plus élevée dans certaines zones risquent de coûter très cher. Selon un rapport de la Banque mondiale paru en 2013, les pertes et dommages annuels liés à des événements climatiques sont passés de 50 milliards de dollars dans les années 1980 à près de 200 Md$ au début du nouveau millénaire. Les infrastructures et les réseaux énergétiques sont très sensibles aux aléas météorologiques et devraient être de plus en plus touchés par ces phénomènes extrêmes. Quant à la demande d’électricité, elle changera selon les températures. Avec des hivers plus cléments et des étés plus chauds, la consommation baissera dans une saison et augmentera dans l’autre à cause d’un usage de la climatisation plus important. À partir du scénario A2 issu du quatrième rapport du Giec (2007), EDF estimait à 10 % la baisse du nombre de degrés-jour moyen de chauffage en hiver en 2050. Les énergéticiens doivent s’adapter.

  • Une volonté d’anticiper

Centrales à flamme ou nucléaires, barrages hydroélectriques, parcs éoliens ou photovoltaïques sont d’une manière ou d’une autre sensibles aux conditions climatiques. EDF semble avoir pris la mesure de ces enjeux : «Depuis 2003, nous avons structuré la question de l’adaptation. Nous prenons donc ces sujets en compte dès la construction de nouvelles infrastructures», signifie Claude Nahon, directrice du développement durable chez l’énergéticien. Son parc nucléaire est exposé au risque de manque d’eau dans les rivières qui empêcherait de refroidir ses réacteurs. Pour améliorer leur efficacité par temps chauds, des travaux de rénovation...

Lire la suite dans Energie Plus n°585 du 1er mai 2017 

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