Certificats d'économies d'énergie : entretien avec Marc Gendron, délégué général du Club C2E ATEE

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Entretien avec Marc Gendron, délégué général du club C2E de l’ATEE : « Le dispositif des CEE est mature »

Le nouveau délégué général du Club C2E de l’ATEE pose un regard neuf sur le dispositif des Certificats d’économies d’énergie et lance quelques pistes de travail pour les groupes en charge d’élaborer les fiches d’opérations standardisées.

Energie Plus : Vous êtes le délégué général du Club C2E depuis fin janvier. Comment voyez-vous le dispositif des CEE ?
Marc Gendron : Au sein d’EDF, j’avais déjà bien suivi le dispositif en tant que chef du département Services et Partenariats au sein de la direction marketing des marchés d’affaires, où j’étais en charge des CEE sur les 2e et 3e périodes. C’est un dispositif mature aujourd’hui qui fait partie du paysage énergétique français. Les acteurs contraints et tout l’écosystème associé (éligibles, tiers) ont désormais une bonne connaissance du dispositif des Certificats d’économies d’énergie et de la manière de le valoriser auprès des clients finals. Je pense néanmoins que le dispositif doit être simplifié. Il y a eu beaucoup de changements entre la 2e et la 3e période et certaines fiches d’opérations standardisées présentent quelques ambiguïtés qui génèrent de nombreuses questions de la part des acteurs du dispositif et freinent leur utilisation. 

Les groupes de travail du Club vont-ils donc revoir les fiches ?
M. G. : 189 fiches existantes ont été révisées (1) et sont en vigueur. Les acteurs du dispositif ont besoin de stabilité pour entamer la 4ème période, nous militerons donc pour une révision à un rythme raisonnable, en priorité pour les actions nécessitant de clarifier des ambiguïtés. De plus, nos groupes de travail ont exploré de nouveaux gisements et nous avons un stock d’une trentaine de nouvelles fiches à valider. Les actions d’économies d’énergie identifiées sont plus complexes techniquement que les précédentes, vu qu’on touche des gisements de plus en plus profonds. Mais malgré cette complexité, nous devons être vigilants, à l’ATEE, à ce que les fiches soient simples d’utilisation. En tout cas, nous en créerons de nouvelles uniquement si les actions ont un potentiel minimum de 500 GWh cumac d’économie d’énergie, si plusieurs “fournisseurs” sont concernés, et si les preuves de réalisation de l’action sont faciles à produire. Le bonus, c’est qu’en plus ces actions puissent créer de la valeur au client final au-delà des économies d’énergie : par exemple plus de confort, moins de pollution, moins de bruit, plus de précision sur un process industriel, plus de performance économique….

La simplification, est-ce aussi ce qui concerne la partie administrative ?
M.G.

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