Début d’accélération dans le stockage d'énergies

Supports de conférences biogaz et méthanisation

Rubrique article:

Avec les évolutions réglementaires issues de la loi de transition énergétique et de l'organisation du marché, un embryon de cadre propice au stockage voit le jour en France. Les ZNI restent prioritaires mais l’autoconsommation ainsi que la mise en œuvre de systèmes de flexibilité sur les réseaux de distribution commencent à faire bouger les lignes en métropole.

La transition énergétique conduit progressivement les systèmes de production/distribution/consommation d’énergies à reposer beaucoup plus sur des ressources renouvelables et décarbonées, plus locales et gérées de manière plus flexible et réactive. La réflexion se poursuit sur les manières dont le stockage d’énergies peut y prendre place (voir nos dossiers précédents dans Énergie Plus n°559, 539, et 520 et le n°575). Ainsi, différents cas théoriques possibles de stockage de chaleur ont été mis en exergue l’automne dernier dans une étude réalisée par le Club Stockage d’énergies de l’ATEE et l’Ademe. Certaines applications identifiées concernent les réseaux de chaleur urbain : stockage thermique à cycle court pour réduire le dimensionnement d’une chaudière biomasse ; stockage distribué pour éviter le renforcement du réseau. D’autres sont spécifiques au secteur industriel : récupération et stockage de la chaleur fatale ; stockage thermique de la production d’une cogénération. Le stockage de l’eau chaude sanitaire fait partie aussi des possibilités (voir le détail de l’étude dans Énergie Plus n°575). Cette étude révèle dans tous les cas la pertinence du couplage stockage de chaleur/production thermique renouvelable ou par cogénération.

Sur le stockage d’électricité, qui échauffe parfois les esprits, les évolutions sont plus marquées avec le positionnement des grands énergéticiens (voir page 20), un marché mondial des batteries électrochimiques qui bénéficie d’une baisse rapide de ses coûts par des effets volumes (1), et le renforcement des actions de R&D dans de nombreux pays, à grands renforts de démonstrateurs pour les technologies émergentes. Les batteries lithium-ion ont en effet vu leur coût passer de 700 €/kWh en 2014 à 350 €/kWh en 2016 (système complet, incluant le packaging, mais hors conversion), avec des prévisions à 225 €/kWh à l’horizon 2020 (source : Clean Horizon Consulting). De plus, l’émergence rapide de la mobilité électrique...

(...)

Lire la suite dans Energie Plus 579 du 1er février 2017

 

© ATEE-ENERGIE PLUS - tous droits réservés
contenu réservé aux membres de l'ATEE. En savoir plus | Plan du site