Stock de solutions pour l’autoconsommation photovoltaïque

Supports de conférences biogaz et méthanisation

Rubrique article:

Plusieurs facteurs concourent désormais à ce que la France, du côté des entreprises comme des ménages, se tourne de plus en plus vers l’autoconsommation photovoltaïque. Comment, à côté des incitations à l’injection de surplus dans le réseau, les solutions de stockage pourront-elles s’imposer dans ce nouveau paysage ?

La France est l’un des derniers pays européens à entrer dans le marché de l’autoconsommation. Mais les conditions sont réunies pour que la transition s’opère naturellement. Traditionnellement, les clients résidentiels ou industriels, propriétaires d’une installation de production d’énergie photovoltaïque, optent pour l’injection totale de leur production sur le réseau, vendue à EDF à un prix d’achat réglementé par les pouvoirs publics. Or, celui-ci baisse constamment – par exemple pour les ménages, il est passé de 58 c€/kWh en 2011 à 23 c€/kWh fin 2016. Parallèlement, le prix de l’électricité ne cesse d’augmenter et on projette encore une hausse de 30 % pour les cinq prochaines années. «La motivation écologique des clients de l’autoconsommation  va être relayée par l’intérêt financier et économique qui touchera massivement les ménages, prédit Maaty Bouanane, directeur des ventes LG Solar France. Ainsi, l’intérêt pour l’autoconsommation va se faire naturellement, dans le secteur industriel et commercial comme dans le résidentiel, et ce d’autant plus avec la RT 2020.» Le cadre réglementaire également évolue vers l’autoconsommation plutôt que la vente totale de la production mais privilégie l’injection de surplus (même si, dans les faits, les clients ont le choix entre une installation solaire avec stockage ou injection du surplus sur le réseau).

En effet, après l’inscription de l’autoconsommation dans le droit avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte, l’ordonnance du 27 juillet a créé un régime juridique spécifique aux opérations d’autoproduction et d’autoconsommation d’électricité, mais ne traite pas de la question des installations de stockage. Dans sa délibération du 13 juillet 2016, la CRE indiquait pourtant considérer «que les installations de stockage devraient être prises en compte, au même titre que celle des producteurs, pour définir les opérations d’autoconsommation individuelle et collective». De plus, ...

(...)

Lire la suite dans Energie Plus 579 du 1er février 2017

© ATEE-ENERGIE PLUS - tous droits réservés
contenu réservé aux membres de l'ATEE. En savoir plus | Plan du site