Édito : Plan Climat, une boussole pour l’avenir

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Édito du rédacteur en cheaf : Plan Climat, une boussole pour l’avenir.

L’annonce début juillet du Plan Climat du Gouvernement a mis d’emblée la politique énergétique de la France dans la lignée de la loi de transition énergétique pour la croissance verte. C’est une bonne nouvelle dans le sens où il n’y a plus de temps à perdre dans de nouveaux débats pour que tous les acteurs concernés par cette transition la mettent en œuvre effectivement et rapidement. La priorité à la rénovation énergétique des bâtiments, le soutien aux énergies renouvelables, le report progressif de la mobilité “fossile” vers des solutions propres (véhicules électriques, GNV ou H2) et la fermeture échelonnée de réacteurs nucléaires ont été annoncés par Nicolas Hulot. Sur l’atome, le ministre de la Transition écologique et solidaire va être aux prises avec les ténors du Gouvernement peu favorables à ce changement. Mais il a su dès le début faire valoir l’enjeu social de telles fermetures, ce qui ouvre la porte – on l’espère – a une négociation raisonnable avec EDF et ses syndicats. Il pourrait tout autant faire valoir l’aspect stratégique pour l’énergéticien de se poser en spécialiste mondial incontournable du démantèlement des centrales nucléaires.

Les pouvoirs publics doivent surtout confirmer les modalités de chacune des parties du Plan Climat afin de stimuler au plus vite l’activité économique qui en découle. La dernière étude de l’Ademe sur les marchés et emplois dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables* montre une croissance globale sur 10 ans mais avec des variations encore chaotiques d’une année sur l’autre. Le passage de 2015 à 2016 est néanmoins sous le signe de la reprise. On voit une hausse de 7,9 % du marché du transport concourant à la transition énergétique (de 25,7 à 27,7 Md€), tandis que la croissance n’est que de 1,4 % pour l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le bâtiment résidentiel (de 21,6 à 21,9 Md€). Pour les EnR, la hausse est de 2 %, de 23,7 à 24,2 Md€. Il est intéressant de voir que les trois marchés sont quasiment équivalents en euros, d’où l’intérêt d’engager la transition sur tous les fronts. En termes d’emplois, la palme revient néanmoins au secteur du bâtiment qui est chiffré à plus de 131 000 équivalents temps plein quand les transports sont à 88 840 ETP et les EnR à 81 490 ETP. Les effets du début de la transition se font sentir, continuons !

* Téléchargez la Lettre Ademe Stratégie n°54 

Article paru dans Energie Plus 590 du 1er septembre 2017

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