Cogénération : un soutien public à affiner

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Promue à l’échelle de l’Union européenne, la cogénération peine à trouver en France un cadre simple et pérenne de soutien toutes puissances confondues. Les dispositions prises début 2016 laissent quasi-orphelines les installations de plus d’1 MWe. Pour les puissances inférieures, et notamment celles de moins de 300 kWe, un marché commence à se dessiner.

Vue à la maille européenne, la cogénération tire son épingle du jeu. Quelques chiffres, donnés par Cogen Europe en avril dernier dans le cadre de son “Position Paper” sur le Clean Energy Package (1) de la Commission européenne le montrent de manière évidente :
- de manière globale, la cogénération représente 15 % de la chaleur consommée dans l’Union européenne et 10,5 % de l’électricité ;
- au regard de la production évitée par des moyens séparés (centrales électriques, chaudières), la cogénération réduit les émissions de gaz à effet de serre de 200 Mt CO2 par an ;
- près de 100 000 personnes produisent elles-mêmes leur électricité et leur chaleur avec des micro et mini-cogénérations sur site ;
- 70 millions d’Européens sont raccordés à des réseaux de chaleur dont la moitié de l’énergie est fournie par des cogénérations ;
- 20 % des ressources énergétiques alimentant les cogénérations en Europe proviennent de sources renouvelables, un chiffre qui a doublé en 10 ans ;
- 100 000 salariés sont employés directement par le secteur de la cogénération.

Surtout, même si c’est une évidence pour tous ceux qui ont approché un minimum la cogénération, cette technologie atteint des rendements élevés – autour de 80-90 % – qui la mettent aux premiers rangs des solutions à promouvoir dans le cadre de la politique européenne en matière d’efficacité énergétique. “Efficiency First”, comme l’ambitionne clairement la Commission européenne, passe par des économies d’énergies primaires : avec la cogénération, c’est une fourchette de 15 à 40 % d’économies qui est assurée par rapport aux moyens de production séparés qu’elle remplace. Une production programmable, flexible, déclinable sur une très large gamme de puissance de la petite installation résidentielle à la grande infrastructure industrielle… il n’en faut pas plus pour que plusieurs pays de l’Union comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique ou l’Espagne poussent au développement de la cogénération.

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Lire la suite dans Energie Plus 590 du 1er septembre 2017

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