Le rapport du COI : investir pour les transports du quotidien

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Le Conseil d’orientation des infrastructures vient de publier son programme de modernisation des infrastructures de transports. Trois scénarios y détaillent les investissements nécessaires pour la route, le rail, les voies d’eau ou l’évolution des motorisations selon les choix politiques qui seront actés à l’avenir. Ce rapport recommande d’améliorer en priorité les transports du quotidien.

Lancé le 17 octobre dernier, le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) mandaté par le gouvernement pour dégager des priorités d’investissements dans les transports pour les vingt années à venir, a rendu son rapport (1). Cette instance, composée d’élus et d’experts du secteur, préconise d’étaler dans le temps la réalisation de certains grands projets et estime qu’il faut se concentrer en priorité sur la rénovation des infrastructures existantes. Le texte propose trois scénarios en fonction de l’effort budgétaire qui sera alloué au secteur (2).

  • Trois scénarios, un probable gagnant

Le premier scénario ne devrait pas être retenu pas le gouvernement. C’est le moins ambitieux et il ne semble pas déchaîner l’enthousiasme des rédacteurs. Il n’implique pas de ressources supplémentaires pour les transports, mobilisant 48 Md€ en vingt ans pour l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), soit la poursuite de la trajectoire actuelle. Il ne permet pas de moderniser les installations et de fluidifier les nœuds ferroviaires. «Il conduit à poursuivre, au moins pour cinq à dix ans, la pause décidée pour les grands projets. Ce faisant, en repoussant ces dépenses, il rend irréaliste une avancée substantielle de ces grands projets dans les vingt prochaines années et repousse autour de 2050 l’ambition de les avoir achevés», estime le rapport.
À l’inverse, le troisième scénario demande des dépenses très (trop ?) importantes pour être a priori retenues. Avec un total de 80 Md€ à mobiliser, il supposerait d’affecter dès 2019, 1,1 Md€ supplémentaires par an par rapport au scénario 1 puis 2 Md€/an d’ici cinq ans, soit de doubler, pendant dix ans, la dépense par rapport à la période 2012-2016. Une éventualité qui ne convainc même pas ses propres rédacteurs : «La majorité du Conseil s’interroge sur la possibilité d’atteindre un tel niveau de dépenses dans le cadre financier et budgétaire que connaissent actuellement l’État et les collectivités territoriales appelées à cofinancer environ à parité ces projets.» 

Lire la suite dans Energie Plus 601 du 1er mars 2018

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