La conférence environnementale débute par des annonces

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Alors que se tient la  4è Conférence environnementale, le Président François Hollande a fait quelques annonces lors de son discours d'ouverture, notamment sur le nucléaire. Il a précisé que lorsque l'Autorité de sûreté nucléaire aura terminé l'évaluation du parc des centrales fin 2018, EDF devra alors proposer un plan pour la fermeture de certains réacteurs. Cette déclaration qui semble aller dans le sens de l'objectif des 50% de nucléaire dans la production d'électricité à l'horizon 2025 est néanmoins à prendre avec des pincettes. Elle sous-entend qu'aucune planification n'est prévue à ce sujet avant 2019 (et don,c que contiendra la Programmation pluriannuelle de l'énergie annoncée pour l'automne ?...) et prend le risque qu'après l'élection présidentielle de 2017, d'autres choix soient faits. Néanmoins, François Hollande a annoncé que la centrale de Fessenheim serait la première à fermer.

Le Président a aussi déclaré qu'une feuille de route du développement des énergies renouvelables sera présenté le 1er juillet. En attendant, la ministre en charge de l'énergie Ségolène Royal a confirmé la publication du décret élaborant la programmation pluriannuelle des investissements pour les EnR (électricité ét chaleur). Il reprend les objectifs mis rapidement en consultation il y a quelques semaines, sauf ceux de l'éolien offshore posé et des énergies marines renouvelables qui ont été augmentés à la demande du SER. Beaucoup d'ONG environnementales et les écologistes ont critiqué les manques d'ambition et de mise en oeuvre concrète de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, bien reflétés par cette Conférence environnementale. Ce à quoi François Hollande a indirectement répondu en annonçant la publication de tous les textes d'application de la loi d'ici l'été.

Il a également décidé de dynamiser les investissements pour la transition en dotant le troisième programme des investissements d'avenir (PIA), fin 2016, de 10 milliards d'euros. Pour l'instant l'Ademe continue de gérer le PIA en cours et vient de lancer un dispositif d'accompagnement de la phase de pré-amorçage des petites entreprises de la "greentech". Les entreprises souhaitant concourir doivent avoir été créées depuis moins de 36 mois ou être en création, être dotées d'un capital inférieur à 100 k€, et disposer de capitaux propres de 50 000€ minimum au moment de l'engagement du financement. Elles ont jusqu'au 31 mai pour proposer leur projet.

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