Industrie du futur : futur proche ou lointain

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À quoi ressemblera l’industrie dans l’avenir ? La révolution numérique embarquera-t-elle la transition écologique sur le chemin ? Les premières briques se mettent en place mais la transformation pourrait être plus rapide qu’on imagine alors qu’il y a un vrai enjeu de formation et d’attraction des jeunes.

Depuis la crise de 2008-2009, le tissu industriel a vu plus d’usines fermer qu’ouvrir. La tendance commence juste à s’inverser mais personne ne peut encore dire si ce sera pérenne, et si la France retrouvera une activité industrielle plus soutenue. Apparemment, les nouvelles usines correspondent à des “petits formats“, entre 10 et 20 millions d’euros d’investissements et une moyenne autour de 50 salariés. Pas de gros mastodonte. Ces nouveaux sites en profitent ils pour être plus moderne, plus connectés, plus numérisés, plus automatisés, plus flexibles, plus durables ?La vision portée aujourd’hui par les pouvoirs publics de « l’industrie du futur » pourrait les y inciter.

Mais la démarche est moins ancienne et moins structurée que celle lancée en Allemagne il y a quelques années sous la dénomination “Industry 4.0” (voir Energie Plus n°567). Désormais regroupés sous la bannière de l’Alliance pour l’industrie du futur (AIF), une grosse trentaine d’acteurs français œuvrent au déploiement de ce concept via sept programmes (1). La labellisation de près de 35 “vitrines” permet d’officialiser certains exemples. Un des plus typiques est celui d’Air Liquide dont le projet Connect prévoit de gérer à distance les 22 usines du groupe en France d’ici la fin de l’année. Toutes les données récoltées sur sites seront centralisées et traitées à un seul endroit, à Saint-Priest (69), pour pouvoir optimiser la consommation d’énergie, faire de la maintenance prédictive, optimiser les moyens de production au regard des commandes des clients, etc. Le tout agrémenté de nouvelles technologies (lunettes connectées, scans 3D, tablettes tactiles, etc.) pour faciliter le travail des salariés. On voit bien là différentes facettes que peut prendre cette industrie du futur, mais leur application à tout le tissu industriel national va prendre du temps, même si l’AIF se targue d’avoir déjà accompagné plus de 4000 entreprises en 2016. Certains acteurs pointent pourtant une certaine urgence à agir pour ne pas être pris en défaut de compétitivité par rapport aux pays ayant un train d’avance…

  • Importance des données

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Lire la suite dans Energie Plus 593 du 15 octobre 2017

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