Coupler fin des tarifs régulés et performance énergétique

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Audit énergétique obligatoire et surtout fin des tarifs réglementés de vente de gaz… Les PME et PMI ont fort à faire en cette fin d’année si elles veulent tirer leur épingle du jeu en matière de consommation d’énergie.

En termes énergétiques, les entreprises ont deux priorités : optimiser leurs achats d’électricité, de gaz ou de chaleur ; et réduire autant que possible leurs consommations. L’ordre logique voudrait que les économies d’énergie passent avant la politique d’achat (ou en même temps) mais la réalité depuis de nombreuses années est que les achats priment sur la maîtrise de l’énergie, spécialement dans les grandes entreprises. Et pour les PME/PMI, la question ne se pose presque jamais ! L’accès historique aux tarifs réglementés de vente ne les oblige pas à opter pour d’autres offres. Et la recherche de sobriété et d’efficacité énergétique est quasiment inconnue d’elles, sauf peut-être depuis que le dispositif des CEE incite les fournisseurs aux actions d’économies d’énergie.

Tout cela change. Une plus grande incitation au management de l’énergie et la disparition des tarifs réglementés de vente (TRV) modifient en effet actuellement le paysage des entreprises (et des collectivités aussi).

Fin des TRV de gaz : vers plus de services

Comme nous l’expliquions déjà il y a quelques mois (voir Énergie Plus n°525), la poursuite de l’ouverture des marchés décidée au niveau européen va toucher d’ici 2016 tous les tarifs non résidentiels en France, dès 30 MWh de consommation annuelle de gaz naturel et à partir de 36 kVA de puissance électrique souscrite. La fourniture de gaz est concernée dès ce 1er janvier 2015 pour les clients consommant plus de 200 MWh/an. Dans un mois, c’est donc une petite révolution qui s’opère : alors que les prix du gaz ont augmenté de 35 % entre 2007 et 2013, les entreprises vont devoir choisir un fournisseur ou, par défaut, se voir affecter une offre de marché de leur fournisseur actuel.

Que peuvent-elles y gagner ? Combien vont anticiper le basculement ? Un premier enjeu tourne en effet autour de la massification : environ 60 000 sites sont concernés et il faut les informer de ce qui les attend ! Réunions d’informations, colloques, congrès (comme GazElec à mi-octobre) s’enchaînent pour sensibiliser les entreprises. La Commission de régulation de l’énergie a même mis en ligne une vidéo pédagogique sur son site internet (www.cre.fr). L’ATEE, de son côté a également publié un guide disponible librement sur www.atee.fr. Réalisé avec l’expertise d’ECG (Energie Consulting GmbH), ce guide détaille le cadre réglementaire, le calendrier et les modalités de disparition des TRV. Il donne aussi des éléments clés pour négocier un contrat dans le cadre d’une offre de marché. Car les entreprises doivent préparer un minimum leur changement de fournisseur. Certaines informations essentielles doivent être compilées : le point de consommation et l’adresse du site ; la typologie de l’offre actuelle qu’elle soit basée sur un tarif réglementé (BEI, B2S, B1) ou déjà sur une offre de marché (T4, T3, etc.) ; l’historique de consommation. À partir de là, chacun doit bien identifier ses besoins et sa stratégie. Celle-ci doit notamment reposer sur l’identification de la structure de prix la plus adaptée, soit un prix fixe unique, soit un prix indexé sur un indice de marché (Day Ahead ou Month Ahead), soit un achat direct sur les places de marché pour les gros consommateurs pouvant s’approvisionner directement au PEG (point d’échange gaz).D’autres éléments sont déterminants, comme les modalités contractuelles qui doivent préciser la période d’engagement, les délais de paiement, les modalités de facturation, le service client, les engagements de volume avec définition des pénalités et consommations prévisionnelles...

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Lire la suite dans Energie Plus 536 du 1er décembre 2014

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