Dossier biogaz : une filière à deux vitesses

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Alors que le nombre d’installations d’unité de méthanisation a marqué le pas en 2016 par rapport à l’année précédente, le cadre réglementaire change progressivement. Mais certaines évolutions attendues pendant des mois ont été publiées avec beaucoup de retard. Par conséquent, l’injection est à présent plus dynamique que la production d’électricité dans la filière.

Avec 24 MWe supplémentaires en 2016, la filière biogaz piétine. Les trois premiers trimestres de l’année dernière ont connu un recul de 36 % par rapport à la même période de 2015. Au 30 septembre dernier, 478 sites étaient implantés en France pour une puissance installée totale de 385 MWe. Les sites de méthanisation représentent une puissance électrique installée de 103 MW. La production électrique de la filière s’est élevée, fin septembre, à 1 300 GWh depuis le début de l’année. Cela représente 0,4 % de la consommation nationale. La taille des installations est très variable. Un quart d’entre elles ont une puissance d’au moins 1 MW. Elles représentent 73 % de la puissance totale installée. Les installations de méthanisation à la ferme, les plus nombreuses, ont une puissance moyenne de seulement 0,3 MW. L’implantation de ces équipements est aussi très hétérogène. Les régions Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France et Grand Est portent la filière : elles représentent la moitié de la capacité totale installée pour la production électrique à partir de biogaz. Mais le dynamisme de ces quatre régions ne devrait pas suffire à atteindre les objectifs fixés. L’année prochaine, pour l’électricité, 137 MW devraient être mis en place pour atteindre une fourchette comprise entre 237 et 300 MW fin 2023. En ce qui concerne la chaleur, le but est d’arriver à 300 ktep fin 2018 et de 700 à 900 ktep cinq ans plus tard. Pourtant, malgré une ambition affichée, les pouvoirs publics ne semblent pas toujours très réactifs. Le cadre réglementaire évolue lentement et certains arrêtés se sont fait particulièrement attendre.

  • Les mécanismes de soutien évoluent

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  • L’injection profite de sa stabilité réglementaire

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Lire la suite dans Energie Plus 586 du 15 mai 2017

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