Entretien avec Cédric de Saint-Jouan, président de France Biométhane

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Entretien avec Cédric de Saint-Jouan, président de France Biométhane : «Chaque nouveau site d’injection est une victoire»

Avec une bonne année d’existence, le groupe de réflexion France Biométhane se pose en défenseur de la filière d’injection et œuvre à sa meilleure connaissance. Son président s’en explique, alors que l’Observatoire du “think tank” vient de publier sa deuxième édition.

Energie Plus : Pourquoi avoir voulu créer un “think tank” sur le biométhane ?
Cédric de Saint-Jouan : Il y a plus d’un an, nous avions fait le constat que cette nouvelle filière était mal connue en France et qu’il fallait une entité dont la vocation serait de la mettre en avant. D’où l’idée de regrouper des personnes d’horizons diverses capables de donner des éléments de décryptage sur cette énergie renouvelable et stockable qui répond aux enjeux de transition énergétique (NDLR : voir encadré).

EPlus : Le contexte est-il favorable au développement du biométhane ?
C. de St-J. : Oui, il l’est et c’est bien pour ça qu’il faut le faire connaître ! Les pouvoirs publics ont défini des objectifs dans la programmation pluriannuelle de l’énergie, à hauteur de 8 TWh injectés en 2030. C’est ambitieux mais cela donne le “la”, notamment aux préfets qui comprennent qu’ils sont dans une dynamique nationale en autorisant des projets. Le tarif d’obligation d’achat du biométhane injecté, les subventions de l’Ademe, la loi Déchets obligeant à composter ou méthaniser sont autant de facettes de ce contexte favorable. Sans parler d’un fonds de garantie qui devrait être bientôt mis en place par la Banque européenne d’investissement. Il y a une sorte de consensus national porté par de nombreux acteurs : les gestionnaires de réseaux de gaz qui souhaitent “verdir” leur énergie ; les agriculteurs qui voient dans la méthanisation une source de revenus et d’accès à un digestat pour la fertilité de leurs sols ; les collectivités qui veulent soutenir les véhicules propres pour améliorer la qualité de l’air ou avoir une part de gaz d’origine renouvelable dans leurs approvisionnements. Le transport avec des véhicules roulant au GNV est une motivation importante, relayée aujourd’hui par les grands utilisateurs de flottes de camion (LVMH, Auchan, Ikea par exemple), ce qui influence positivement les politiques des distributeurs de carburants pour investir dans des stations d’avitaillement en (bio)GNV.

EPlus : La filière biométhane n’en est néanmoins qu’à ses balbutiements. Quels sont les points bloquants ?
(...)

EPlus :Quels sont les freins à lever pour pouvoir accélérer ?
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EPlus : En est-il de même pour le biométhane carburant ?
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Les résultats du 2e Observatoire (...)  Plus d’informations sur www.france-biomethane.fr

Lire la suite dans Energie Plus 586 du 15 mai 2017

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