Programmations Pluriannuelles de l'Energie : le nucléaire cherche sa place

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, la filière nucléaire appelle à relancer la construction de réacteurs en France. Pour convaincre, elle a présenté des scénarios déjà contestés.

Coût, prix de l’électricité, gaz à effet de serre… En pleine révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), le nucléaire affûte ses arguments. Objectif : s’offrir un avenir en France. Il y a peu, la situation semblait claire. La part de l’atome devait baisser à 50 % du mix électrique en 2025. Mais le gouvernement a reporté cette cible à une date indéfinie et rouvert le débat. La filière nucléaire n’a pas manqué l’occasion de défendre sa place. EDF en tête : «À l’échéance de la PPE, en 2028, nous n’avons pas de perspectives de fermeture de réacteurs. La baisse des capacités ne s’annonce qu’à partir de 2029», réaffirmait mi-avril Marc Bussieras, directeur de la stratégie de l’électricien national. Il s’exprimait lors d’une conférence organisée par la Société française de l’énergie nucléaire (Sfen), une association réunissant des acteurs de la filière. À cette occasion, la Sfen a présenté sa contribution au débat sur la PPE. Son message clé : la question de fond n’est pas de savoir si la part du nucléaire doit baisser ou non, mais de savoir à quelle vitesse cette baisse est raisonnable.

Pour étayer ses propos, la Sfen a fait réaliser huit scénarios de transition énergétique à E3-Modelling, une société d’études adossée à l’université technique d’Athènes. Les quatre principaux sont des projections à 2050. Ils diffèrent par l’ampleur de la prolongation du parc nucléaire français. Dit autrement : par le rythme plus ou moins rapide de la baisse de l’atome dans le mix. L’objectif de 50 % y est respectivement atteint en 2030, en 2035, en 2040 et – en cas de prolongation importante – en 2045. Les quatre autres scénarios sont des déclinaisons de ce dernier cas de figure. Quant aux énergies renouvelables, leur part augmente avec la diminution du nombre de réacteurs. Dans les quatre principales variantes, elles couvrent entre 37 % et 51 % de la consommation française d’électricité en 2030. Puis entre 62 % et 65 % en 2050.

  • Du nucléaire sous hypothèses

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Lire la suite dans Energie Plus 606 du 15 mai 2018

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