Controverses autour du coût du nucléaire

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Alors que les débats sur la Programmation pluriannuelle (PPE) ont commencé, le lobby du nucléaire vante les mérites de l’atome, et notamment de son coût bas. Mais selon la manière dont sont effectués les calculs, les résultats ne sont pas les mêmes.

Le nucléaire serait rentable en France quoi qu’il arrive : tel est le message délivré par la Société française d’énergie nucléaire (Sfen) dans une note publiée en 2017 (1). À l’heure où les débats autour de la PPE ont débuté, le lobby de l’organisation pour défendre la pertinence de sa filière est intense. Pour elle, la production d’électricité grâce à l’atome serait profitable y compris avec les investissements du grand carénage. Pour la Sfen, le problème n’est pas le vieillissement des centrales, mais le faible prix de l’électricité et du carbone sur les marchés. Comment arrive-t-elle à une telle conclusion ? En se basant sur le rapport de la Cour des comptes paru en 2012, mais aussi sur les comptes d’EDF et l’ensemble de leurs déclarations publiques. Elle met aussi en avant la notion de coût cash.

  • Un coût de production de 32-33 €/MWh ?

La Sfen a donc retenu la notion de coût cash pour calculer ses 33 €/MWh alors qu’EDF table sur 32 € en coût restant à engager. «La question que l’on s’est posée est la suivante : un propriétaire d’un moyen de production nucléaire a-t-il intérêt ou non à l’exploiter ? Ce qui compte, c’est donc l’argent gagné par rapport à celui dépensé. Nous avons retenu le prix moyen du marché de gros qui est aux alentours de 40 € puis nous avons regardé combien coûte à EDF d’exploiter ses réacteurs», précise la directrice générale de la Sfen Valérie Faudon. Pour déterminer ce coût cash, l’organisation s’est intéressé à deux indicateurs...

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Lire la suite dans Energie Plus 606 du 15 mai 2018

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