L’autoconsommation, voie d’avenir pour la filière photovoltaïque ?

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L’autoconsommation d’énergie solaire photovoltaïque pourrait connaitre un regain d’intérêt, selon les participants réunis au colloque organisé par le syndicat Enerplan le 25 mai dernier. À condition d’une évolution favorable de son cadre réglementaire et tarifaire.

Le premier colloque dédié à l’autoconsommation photovoltaïque, organisé le 25 mai 2016 par Enerplan, a rencontré le succès avec près de 300 participants. La journée s’est ouverte sur la présentation des résultats encourageants de l’enquête réalisée par OpinionWay pour Enerplan, au sujet des Français et de l’autoconsommation photovoltaïque : 47 % des personnes interrogées se sont déclarées prêtes à investir dans des panneaux solaires (Voir encadré). L’énergie solaire en autoconsommation ne suscite pas que l’intérêt du résidentiel. Plusieurs acteurs du secteur tertiaire ont partagé leurs retours d’expérience, et exposé l’apport de ces installations dans leurs démarches de développement durable, qu’il s’agisse de commerces ou d’immeubles de bureaux. Le centre commercial Leclerc de Langon, en Gironde, accueille par exemple 1 MW de puissance grâce à des ombrières de parking qui produisent désormais 12 % de l’électricité du site (97 % d’autoconsommation).

«Pour l’instant nous n’avons pas de surplus à revendre, il n’est pas encore besoin de se poser la question du stockage», remarque Alain Lafforgue, PDG du centre commercial. L’injection de surplus sur le réseau est parfois nécessaire et les installations souhaitant y avoir recours se développe rapidement : 1 630 contrats avec vente au surplus ont été signés en 2015, et le nombre des installations concernées pourraient doubler d’ici fin 2016, selon la directrice générale de l’énergie au MEEM, Virginie Schwarz. Mais la question du raccordement de ces installations dites “mixtes” crée des remous avec Enedis (ex-ErDF). Olivier Béchu, directeur général de ValÉnergies, a témoigné des difficultés rencontrées sur le projet ValSophia, conduit sur le parc d’activités de la technopole de Sophia Antipolis. Un différend oppose le promoteur au gestionnaire de réseau concernant le raccordement du projet immobilier : une procédure a été engagée auprès du Comité de règlement des différends et des sanctions (Cordis) de la CRE à l’encontre d’Enedis, qui a débouché sur une décision favorable à Valsophia, mais dont Enedis a fait appel...

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Lire la suite dans ENERGIE PLUS n°568 du 15 juin 2016
 

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