GDF Suez et Areva remportent le second appel d’offres éolien en mer

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Dans le cadre du second appel d’offres éolien en mer, la ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Ségolène Royal, a annoncé le 7 mai l’attribution des deux sites au consortium mené par GDF Suez. Le groupe assura la construction des parcs du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée), en partenariat avec Areva, Neoen Marine, et EDP Renewables. Les deux fermes devraient représenter une puissance d’ 1 GW. La coalition concurrente composée d’EDF, d’Alstom et de WDP offshore repart bredouille. Questionnée sur les raisons de ce choix, Ségolène Royal est restée évasive : « Toutes les données n’ont pas pu être mises sur la place publique. Nous avons suivi le rapport de la Commission de régulation de l’énergie », a-t-elle déclaré. La ministre a par ailleurs promis les éléments d’un troisième appel d’offres pour l’éolien offshore à l’été prochain, ainsi qu’un autre appel d’offres pour les centrales photovoltaïques de plus de 250 kWc.

Après des mois de compétition entre des poids lourds de l’industrie française, le ministère aspirait à une réconciliation nationale. « C’est un processus gagnant-gagnant, l’ensemble des entreprises françaises profiteront de cette dynamique », a rappelé Ségolène Royal. Des représentants des quatre parties étaient présents lors de la conférence de presse organisée pour l’occasion. Le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a souligné l’émission prochaine d’obligations vertes, afin de financer ces deux projets. Cependant, il a coupé court à toute discution autour du coût pour le contribuable : « Ces donnés sont confidentielles. » Confronté à des rumeurs de retard sur ses projets offshores, Antoine Cahuzac, le directeur général du groupe EDF Energies nouvelles, s’est montré rassurant : « Nous sommes conformes aux cahiers des charges », a-t-il affirmé.

Alstom s’inquiète des recours

Du coté des constructeurs, le ton était plus amer. « Je souhaite bien du courage à Areva pour la mise en place de leurs éoliennes de 8 MW », a glissé Jérôme Pécresse, président du secteur Alstom Renewable Power. Ses équipes proposaient un modèle moins puissant (6 MW), mais à ses dires, plus fiable. Passée cette petite pique, il a adressé une « supplique » à la ministre pour un meilleur encadrement des recours contre la construction de ces parcs. Requête reprise par Luc Oursel, président du directoire d’Areva. Les deux multinationales sont en effet dans une position délicate. Pour produire ces éoliennes, elles entament une série d’investissements lourds en termes d’infrastructure et de R&D. Des investissements qui ne rapporteront rien avant quelques années. Dans un communiqué de presse publié le 7 mai, Areva envisageait le début de sa production à l’horizon 2018. Un trop grand nombre de recours reculeraient encore cette date et la situation deviendrait alors préjudiciable à la trésorerie des deux groupes. « Construire des usines c’est bien, mais les remplir c’est mieux », résumait Jérôme Pécresse en conclusion de son allocution.

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