Méthanisation agricole : la rentabilité, condition du succès

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Une étude menée par le Club Biogaz de l’ATEE intitulée Prospective des conditions de rentabilité des installations de méthanisation agricole a été publié le 19 mai 2014. Son constat est clair : si la France veut tenir ses objectifs pour la filière à l’horizon 2020, la réglementation va devoir évoluer.

Ambitieux : tel pourrait être le qualificatif du Plan national d’action en faveur des énergies renouvelables transmis par la France à la Commission européenne en août 2010 sur le thème du biogaz. Avec une puissance installée de 625 MW électriques à partir du biogaz d’ici 2020, ainsi que 6,6 TWh de chaleur et de biométhane (555 ktep), les autorités ont placé la barre haut. Mais, presque quatre ans plus tard, les professionnels de la filière observent des blocages économiques qui limitent l’aboutissement de nombreux projets. Les objectifs de 2020 peuvent donc sembler difficilement atteignables avec les dispositifs de soutien actuellement en place. Il reste à installer près de 400 MW électriques, produisant 3 TWh d’électricité et 2,5 TWh de chaleur, et 3 TWh de biométhane. Pour atteindre ces ambitions, le plan EMAA (Énergie méthanisation autonomie azote) est annoncé par le gouvernement en mars 2013.

La nouvelle étude du Club Biogaz, en collaboration avec Solagro, l’Aile (Association d'initiatives locales pour l'énergie et l'environnement) et la société Erep fait donc le point sur les difficultés de la filière et avance des propositions pour y remédier. Comment a-t-elle été menée ?

« Nous avons analysé 13 cas types de méthanisation rurale qui utilisent des sous-produits issus de l’agriculture et de l’agroalimentaire et qui sont inspirés de situations réelles », explique Christian Couturier, directeur du pôle énergie chez Solagro. Les cas types étudiés sont les sites agricoles individuels, le petit collectif agricole, le mixte agricole/industriel et le tout industriel. « En faisant varier un certain nombre de facteurs comme les tarifs, les subventions ou autres, nous avons analysé grâce à des modèles les conditions de rentabilité de ces installations à l’horizon 2020 », ajoute Christian Couturier.

Jouer sur des leviers financiers

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Lire la suite dans Energie Plus n°527 du 1er juin 2014
 

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