Ségolène Royal lance les travaux d’élaboration de la programmation pluriannuelle de l’énergie

Supports de conférences biogaz et méthanisation

Rubrique article:

La Ministre lance les travaux de la PPE

Chose promise, chose due, la ministre de l’Écologie Ségolène Royal a lancé sans attendre la fin des débats sur la loi de transition énergétique, les travaux d’élaboration de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). La première réunion du comité pour la PPE s’est ouverte le 9 mars 2015 par un discours ministériel et un discours de Virginie Schwarz, directrice de l’énergie de la DGEC, revenant sur ses objectifs et le déroulement de ses travaux. Les délais impartis pour mettre en place cet outil structurant du pilotage de la transition énergétique sont serrés, puisque les réflexions du comité doivent aboutir d’ici la fin de l’année à un décret et un rapport présenté au Parlement. Tous les acteurs* sont mobilisés à travers 23 ateliers thématiques, à la fois techniques et transverses, dont les réunions s’échelonneront entre le 19 mars et la fin du mois de mai prochain. 

Sur une première période de trois ans (2016-2018), la PPE décrira une trajectoire cible, puis une seconde période de cinq ans (2019-2023) affinera l’enveloppe des scénarios possibles. Ségolène Royal a insisté sur le fait que « la programmation pluriannuelle de l’énergie doit traiter de toutes les énergies. […] Les débats ne doivent pas se réduire à des discussions sur l’électricité ». Elle a précisé que la PPE « traitera, dans un cadre intégré, à la fois de la maîtrise de la demande et de la diversification des sources d’énergie, ainsi que de la sécurité d’approvisionnement, du développement du stockage de l’énergie et des réseaux. » Parmi les ateliers thématiques formés, on trouve ainsi des groupes consacrés aux énergies renouvelables (géothermie, photovoltaïque, biogaz, réseaux de chaleur et de froid, éolien, hydroélectricité, etc.), aux réseaux de transports (énergie et transports, sécurité d’approvisionnement en électricité et en gaz), au système électrique, au gaz, et aux produits pétroliers. Les perspectives de réduction des consommations d’énergie ne faisant pas l’objet d’un atelier particulier, elles devront être intégrées dans les thématiques existantes. Le DGEC attend du concret sur un certain nombre de points : les ateliers devront dresser un état des lieux de leur secteur, porter une attention particulière aux coûts de la filière, définir les perspectives de développement, les impacts pour la collectivité et ceux pour l’emploi.

La programmation pluriannuelle de l’énergie sera mise en œuvre dans le cadre d’une approche centralisée, et non pas déclinée à l’échelon régional, ce qui pose, comme l’a souligné la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), la question de son opposabilité aux schémas régionaux climat-air-énergie (SRCAE) déployés localement.

Enfin, la ministre de l’Énergie a indiqué que les Outre-Mers n’étaient pas oubliés. Les présidents des conseils régionaux et les préfets mettront en place un groupe de travail d’élaboration de chaque PPE, avec des modalités d’élaboration spécifiques.

 

* Les collèges représentés au sein du comité pour la PPE incluent des représentants des élus, des organisations syndicales, des entreprises du secteur de l’énergie et des ONG. 

© ATEE-ENERGIE PLUS - tous droits réservés
contenu réservé aux membres de l'ATEE. En savoir plus | Plan du site