Transition énergétique : l’Allemagne dans un contre-la-montre

Supports de conférences biogaz et méthanisation

Malgré les progrès réels dans le secteur de l'électricité et des réformes en cascade, la transition allemande ne progresse pas assez vite. Plusieurs objectifs du gouvernement pourraient être manqués et la réduction des émissions de CO2 de 40 % en 2020 n'est pas acquise. État des lieux.

Nul n'est prophète en son pays. Depuis l'étranger, les progrès réalisés par la transition allemande, le fameux “Energiewende”, auraient de quoi impressionner. Pourtant les critiques fusent en Outre-Rhin contre le gouvernement car plusieurs des objectifs de la transition allemande menacent d'être manqués. En effet, le gouvernement allemand a fixé en 2010 le but ultime de la transition énergétique : réduire de 80 % à 95 % les émissions de gaz à effet de serre du pays. Pour y parvenir, il a tracé une trajectoire et donné des objectifs intermédiaires à différents secteurs de l'énergie (voir tableau). Le premier point de passage est l'année 2020, date à laquelle le pays doit avoir réduit ses émissions de 40 %. Pourtant, la tendance actuelle indique que ce premier objectif risque d'être manqué de loin, pour aboutir à une réduction des émissions de 33 à 34 % seulement. Selon la commission d'experts chargé d'évaluer la conduite de la transition (Kommission zum Monitoring-Prozess), il faudrait pour redresser la barre réduire les émissions de 3,6 % par an d'ici 2020, alors que le rythme a été de -1,3 % par an entre 1990 et 2014. Rien de moins que de tripler les efforts.

En effet, si la part des énergies renouvelables augmente de façon remarquable dans le secteur de l'électricité, le décollage se fait attendre dans le secteur de la chaleur tandis que la tendance va carrément dans le mauvais sens dans les transports.

Un tiers d'électricité renouvelable

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Lire la suite dans Energie Plus 560 du 15 février 2016

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