Rapports de l’AIE et du CME : jamais assez d’efficacité énergétique

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Deux rapports, un de l’Agence internationale de l’énergie et un du Conseil mondial de l’énergie, montrent les progrès réalisés sur l’efficacité énergétique ces dernières années. Mais en rappelant que plus d’efforts peuvent et doivent être faits.

L’efficacité énergétique est sur beaucoup de lèvres depuis quelques années. Trouve-t-elle néanmoins une place suffisamment importante dans nos sociétés ? Elle le doit en tout cas, comme le pointent deux rapports (1) sortis mi-octobre et mi-novembre, le premier de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et le second du Conseil mondial de l’énergie (CME). Le Energy Efficiency Market Report 2016 de l’AIE avait d’ailleurs une saveur particulière cette année car sa sortie a été couplée à la première conférence internationale de l’Agence sur ce thème, à Paris. Plusieurs ministres et représentants officiels de nombreux pays étaient là pour une journée visant à présenter leurs volontés, leurs politiques publiques, des retours d’expériences et des modèles de financement et de business. Étonnamment, aucun représentant français ne prit la parole à la tribune (ou ne fut convié)… Cette conférence concrétise le virage pris par l’AIE et ses pays membres de l’OCDE depuis quelques années sur l’efficacité énergétique qui est considérée comme le “premier combustible” à mettre en œuvre. Mais on est encore loin du compte.

Certes, des progrès ont été faits. Alors que l’amélioration de l’intensité énergétique (2) mondiale est restée sur une moyenne de 0,6 % par an lors des décennies passées, elle a été de 1,5 % entre 2014 et 2013 et, encore mieux, de 1,8 % entre 2015 et 2014. Ce bon chiffre, réalisé malgré la baisse du prix du baril de pétrole, est différencié : il est plus élevé dans les pays émergents et en développement (-2,5 %) que dans les pays industrialisés (-2 %). La Chine est le meilleur élève avec une intensité énergétique s’améliorant de 5,6 % en 2015, contre une moyenne annuelle de 3,1 % la décennie passée. Dans l’optique de limiter le réchauffement planétaire à 2°C, les efforts de tous les pays devraient se rapprocher de ceux de la Chine : l’AIE estime en effet que pour y parvenir, l’intensité énergétique devrait diminuer de 2,6 % par an en moyenne dès maintenant, avec un niveau de 2,2 % pour les pays membres de l’OCDE et de 3,7 % pour hors-OCDE.

  • Des efforts à faire dans le transport

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Lire la suite dans Energie Plus 577 du 15 décembre 2016

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