Entreprises témoins : économies d’énergies et de matières chez Atlanroute, spécialiste de l’enrobé

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Avec son opération “Entreprises témoins”, l'Ademe a montré qu'il est possible pour des PME d'engager des actions simples et à court terme pour faire des économies d'énergie, de matières et de déchets. Sur 49 entreprises sélectionnées, quatre font partie du secteur des travaux publics. Témoignage de l'une d'entre elles.

Implantée au Poiré-sur-Vie (Vendée) et à St-Sauveur-d'Aunis (Charente-Maritime), la société Atlanroute est spécialisée dans la fabrication et la mise en œuvre d’enrobés pour les collectivités, les professionnels et les particuliers. Créée en 2000, elle compte actuellement près de 90 salariés et gère des chantiers dans un rayon de 80 km pour un chiffre d'affaires annuel de 16,6 millions d'euros. «Nous nous intéressions depuis quelques temps aux questions environnementales et l'opération de l'Ademe nous a donné l'occasion de vérifier les différentes façons d'optimiser nos démarches», raconte Didier Airieau, directeur général d'Atlanroute. À cette époque, l'audit énergétique et environnemental proposé par l'Ademe confirme alors certaines voies d'amélioration sur lesquelles la société avait commencé à réfléchir. La principale : le développement et la mise en service d'une nouvelle ligne de production dans la principale centrale de fabrication d'enrobés d'Atlanroute, en partenariat avec Total. Cette ligne permet de fabriquer des enrobés tièdes à 135°C au lieu des 170°C nécessaires habituellement, en autorisant l'incorporation au bitume d'adjuvants qui modifient ses propriétés chimiques et physiques. En parallèle, Atlanroute a continué d'investir dans le recyclage partiel des enrobés en fin de vie (croûtes, fonds de camion, fraisâts de chaussée). Ces agrégats d’enrobés recyclés peuvent entrer à hauteur de 25 à 30 % dans la composition de certaines formules d’enrobé. «En réduisant la température de sortie du produit à 135°C, il nous est moins nécessaire de chauffer fortement les matériaux d'apport qui arrivent froids, et nous pouvons ainsi ajouter plus de matériaux recyclés sans surconsommer», explique Didier Airieau.

  • Économie de gaz et de matières premières

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Lire la suite dans Energie Plus 577 du 15 décembre 2016

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