La biomasse pour chauffer l’aquapôle de Lunéville

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Aqualun', le centre aquatique de Lunéville (54), a été inauguré le 14 février 2014 après 17 mois de travaux. Géré par la filiale Espacéo de Spie Batignolles, ce projet de réhabilitation d'une piscine existante a été l'occasion de revoir à la hausse la qualité environnementale du bâti et l'efficacité énergétique de l'ensemble, grâce notamment à une chaufferie biomasse et à l'énergie géothermique.

La piscine de Lunéville, existante depuis 1964, avait grand besoin de travaux de modernisation et de mise aux normes. Et la communauté de communes du Lunévillois (54) avait l'envie de proposer une offre d'activités sportives plus riche à ses habitants. En 2010, suite à un appel d'offres, Lunéville retient la proposition d'Espacéo, la filiale de Spie Batignolles spécialisée dans la conception de centres aquatiques en France. Il est fait le choix d'une délégation de service public : Espacéo gérera la concession, la conception, le financement, la réalisation puis l'exploitation du centre aquatique pendant 25 ans sous le regard de la communauté de communes, le tout pour 13 millions d'euros. L'ensemble, ouvert toute l'année, s'étend sur 1 300 m2 de surface d'eau et vise l'accueil de 220 000 personnes par an.
Aucune réglementation n'existe actuellement en matière de développement durable pour la construction d'une piscine mais Lunéville s'est inscrite dans une démarche d'économies d'eau et d'énergie. «La piscine existante utilisait un captage de l'eau souterraine, naturellement à 21°C, pour l'alimentation de ses bassins. Nous avons repris ce système et le complétons désormais par une chaufferie biomasse qui apporte l'énergie nécessaire à la chauffe complémentaire de l'eau, à 28°C pour le grand bassin et jusqu'à 33°C pour le bassin le plus chaud», précise Romain Biedron, ingénieur d'opérations chez Spie Batignolles. L'eau à 21°C est récupérée par captage direct via un forage à une centaine de mètres de profondeur puis déchargée de son fer, traitée chimiquement pour atteindre le niveau d'hygiène réglementaire et injectée dans les bassins.

Chaufferie biomasse de 750 kW

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Lire la suite dans Energie Plus n°526 du 15 mai 2014
 

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