Certificats d'économies d'énergie : un bilan globalement positif

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À l’issue de deux journées techniques organisées par l’Ademe sur les CEE, les 5 et 6 décembre derniers, les regards se tournent vers la 4e période du dispositif des Certificats d’économies d’énergie. L’occasion de faire un bilan de la période qui s’achève avec les données disponibles.

Les journées techniques sur le dispositif des CEE, organisées par l’Ademe avec le soutien de l’ATEE, se sont tenues début décembre à Paris. Un beau succès, avec 500 personnes inscrites sur les deux jours dont beaucoup de nouveaux venus. Comme quoi le dispositif, avec l’annonce d’une 4e période aux objectifs élevés (1 600 TWh cumac dont 400 pour la précarité énergétique), éveille l’intérêt de nombreux acteurs.

Ce colloque a été l’occasion de faire le bilan de la 3e période, avant sa fin le 31 décembre prochain. Comme pour les précédentes fois, l’obligation a été atteinte avant la fin de la période, apparemment pendant l’été dernier, voire même avant si on considère le stock qui était en cours de traitement au Pôle national des CEE. Les obligés n’ont donc pas eu de difficultés à atteindre les 700 TWh cumac de CEE “classique” et les 150 TWh cumac de CEE “précarité” qui leur étaient demandés même si le stocks sont en forte diminution. Tous ces certificats se traduisent en milliers d’opérations (voir l’encadré Repèresci-contre) dont les grandes tendances (1) sont les suivantes :
- la très grande majorité (environ 90 %) des certificats délivrés le sont via des opérations standardisées, que ce soit pour l’obligation classique ou celle portant sur la précarité ;
- les opérations spécifiques et les programmes ont pesé respectivement 43 et 25 TWh cumac pour les CEE “classique” et 17 et 2,8 TWh cumac pour les CEE “précarité” ;
- pour l’obligation classique (hors programmes), les opérations dans le bâtiment résidentiel comptent pour presque la moitié des CEE délivrés. Le reste se répartit dans l’industrie (près de 21 %), dans le tertiaire (plus de 17 %), dans les transports (5,7 %), dans l’agriculture (4,6 %) et dans les réseaux (2 %) ;
- sur la totalité des CEE “précarité” délivrés, 72 % ont été obtenus par des opérations au bénéfice des ménages en situation de grande précarité énergétique.

  • 380 TWh économisés en onze ans

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Lire la suite dans Energie PLus 597 du 15 décembre 2017

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