Solaire PV : étude optimiste et appel d’offres bien rempli

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Le solaire photovoltaïque fait son chemin, silencieusement. En tout cas de la part des pouvoirs publics, le temps semble à la discrétion. Comme le fait remarquer le site internet de Tecsol c’est déjà le cas avec l'appel d'offres CRE3 dont le volume total des projets sélectionnés a atteint 1 100 MW, sans vraiment que le ministère n’attire l’attention sur ce bon chiffre pour la filière. Initialement fixé à 400 MW, le seuil avait été doublé à la demande du Président de la République, et finalement 300 autres MW y ont été ajoutés pour des dossiers pourvus des seuls récépissés de permis construire.

Selon le ministère en charge de l’énergie ce sont 250 projets qui ont été sélectionnés. Les professionnels s’interrogent néanmoins sur la suite donnée aux prochains appels d’offres : à quel moment seront-ils lancés et leurs volumes seront-ils à la hauteur des 500 MW prévus ?

Car d’un autre côté, l’avenir du photovoltaïque semble radieux.
En tout cas fortement prometteur, selon une étude de l’Ademe, elle aussi peu diffusée depuis septembre 2015. Celle-ci, consultable sur le site de l'Ademe, devrait être bientôt rendue publique. Elle analyse le contexte actuel et fait l’état des lieux, tout en anticipant les évolutions attendues d’ici 2025. Entre innovations technologiques, baisse des coûts, nouveaux schémas de valorisation et nouveaux modèles d’affaires, le solaire photovoltaïque devient de plus en plus intéressant. Aujourd’hui, le coût complet de production du PV varie selon les régions de 78 €/MWh en PACA à 122 €/MWh en Nord-Pas-de-Calais, et les coûts d’investissement passent de 1,25 €HT/Wc pour les grandes centrales à 3,5 €HT/Wc pour les toitures résidentielles. Or, l’étude estime que le coût des composants du système PV devrait réduire de l’ordre de 35% d’ici 2025. La rentabilité des installations va donc être de plus en plus grande. L’Ademe en déduit notamment que les centrales au sol seront rentables sans subvention dès 2021 dans le sud de la France. La même année, l’autoconsommation sans stockage apparaîtra également rentable pour les grandes toitures dans le sud de la France.

Par ailleurs, l’étude de l’Ademe montre l’intérêt, dès maintenant, du photovoltaïque pour les zones non interconnectées, et définit des pistes pour le soutien à la filière française du PV, tant du côté de l’offre que de la demande. La mise en place de la prochaine réglementation thermique (RT2020) devrait à elle seule permettre l’installation de 550 à 900 MW par an sur des bâtiments neufs résidentiels ou tertiaires, sans aides publiques.

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