L’Argentine veut les énergies renouvelables et le gaz de schiste

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L'Argentine possède d'un côté d'immenses réserves de gaz et de pétrole de schiste, et de l'autre des conditions extrêmement favorables pour la production éolienne et solaire. Des ressources que l'État souhaite développer en parallèle.

En 2008, l'Argentine, jusque-là exportatrice nette d'hydrocarbures, est devenu importatrice. Or la production d'énergie primaire du pays repose en grande majorité sur les hydrocarbures : à titre d'exemple, en 2016 ils assuraient 84 % du total, d'après le bilan énergétique national publié par le ministère de l'Énergie. Face à cela, plusieurs pistes sont explorées : exploitation du gaz et du pétrole non conventionnels, développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, poursuite d'un programme nucléaire national. Autant de pistes aujourd'hui mises en avant par le gouvernement, sans que l'une semble devoir être abandonnée au bénéfice de l'autre.

La compagnie pétrolière YPF, dont le capital a été renationalisé en 2011 par le gouvernement de Mme Kirchner aux dépends de Repsol, avait commencé à explorer en 2010 un champ de gaz de schiste gigantesque à Vaca Muerta. Il représenterait des réserves de 8,7 milliards de mètres cubes de gaz et 16,2 milliards de barils de pétrole d'après des chiffres de 2013 de l'EIA, l'Administration d'information sur l'Énergie des États-Unis. L'EIA, de son côté, estime que le pays latino-américain posséderait un potentiel de production total de près de 23 milliards de mètres cube de gaz de schiste. L'exploitation de Vaca Muerta a rapidement commencé, avec l'aide d'investissements des grandes compagnies pétrolières et gazières internationales, dont Total.

  • RenovAr

Alors que l'exploitation des ressources non conventionnelles avait été impulsée par la présidence précédente, c'est au président Mauricio Macri élu en 2015 que vient l'initiative en matière d'énergies propres, avec le lancement fin 2015 de l'ambitieux programme RenovAr. Les énergies renouvelables ne permettaient à cette date de répondre qu'à environ 1,8 % de la demande d'énergie électrique nationale. L'effort national en la matière s'était jusque-là contenté essentiellement du programme Permer, lancé en 1999. Il était destiné à alimenter en énergie solaire ou éolienne des zones rurales isolées.  Avec RenovAr, le jeu a changé de niveau : le pays s'est fixé pour objectif la fourniture de 8 % de l'électricité nationale par des sources renouvelables en 2018 et de 20 % d'ici 2025. Cela signifie la création d'une capacité de production renouvelable de 10 GW en dix ans.

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Lire la suite dans Energie Plus 605 du 1er mai 2018

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