Captage et stockage de CO2 : verrous et perspectives

Supports de conférences biogaz et méthanisation

Rubrique article:

Le colloque international organisé par l’Ademe les 4 et 5 mai 2015 a fait le point sur les avancées autour du captage et stockage de CO2, ses verrous et ses perspectives. L’occasion de présenter quelques projets en cours. Mais ces technologies sont loin de se démocratiser et suscitent toujours la controverse.

En 2005, le Giec publiait un rapport spécial sur le captage et stockage de CO2 (CSC). Les rédacteurs soulignaient «le potentiel considérable» de ces techniques. Mais ils pressentaient aussi qu’un développement à grande échelle risquait d’être difficile : leur «avenir dépendra d’un certain nombre de facteurs, et notamment des incitations financières destinées à favoriser leur emploi», précisait le texte. Dix ans plus tard, entre des coûts faramineux, un prix du CO2 au plus bas et des interrogations sur ses impacts environnementaux, la filière balbutie toujours. «Le contexte actuel n’est pas vraiment encourageant. À 7 euros la tonne de CO2, il est compliqué de trouver des industriels prêts à se lancer», regrette Romain Lebas, chargé de mission auprès de la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC). Ces technologies, plus en phase de R&D que de commercialisation, restent très onéreuses. Seuls deux pays européens sont réellement avancés en la matière : le Royaume-Uni et la Norvège, grâce à des politiques nationales très incitatives. Les deux projets norvégiens, lancés en 1996 et 2008 par Statoil, ont déjà injecté 7 Mt de CO2 sous la mer.

Des projets modestes et peu nombreux

(...)

Lire la suite dans Energie Plus 549 du 1er juillet 2015

© ATEE-ENERGIE PLUS - tous droits réservés
contenu réservé aux membres de l'ATEE. En savoir plus | Plan du site