Entretien avec Christian Deconninck, président de l’ATEE : les CEE fonctionneront si tout le monde y trouve son intérêt

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L’ATEE a ouvert son colloque annuel sur les CEE par la voix de son président, Christian Deconninck. Il revient dans Énergie Plus sur son analyse du dispositif et sur les pistes possibles d’évolution.

Energie Plus : Votre discours d’introduction de la journée CEE du 10 mai, quand vous avez comparé le dispositif CEE à un conte de fée, a quelque peu surpris…

Christian Deconninck : Pourtant la ressemblance est frappante. Sur le papier, le dispositif CEE a toutes les qualités, toutes les bonnes fées se sont penchées sur son berceau : l’effet prix sur l’énergie vendue, le levier subvention sur les investissements d’économies d’énergie, le libre choix des acteurs sur les moyens à mettre en œuvre pour économiser l’énergie qui garantit un rapport coût/efficacité maximal, la mobilisation de toute la filière “énergie/efficacité énergétique”, l’effet norme qui conduit les opérations donnant droit à des CEE à prendre le pas sur les autres, la neutralité pour les finances publiques et enfin la grande flexibilité, qui en fait un véritable couteau suisse au service des pouvoirs publics.

Vous dites aussi qu’il y a une “méchante fée Carabosse” ?
C. D. : Comme dans tous les contes de fée ! Les CEE étant un mécanisme de marché, la méchante fée Carabosse est ici le déséquilibre entre offre et demande, qui a conduit les CEE à perdre près de 3 fois leur valeur en près de 3 ans, et donc de leur capacité à promouvoir les économies d’énergie, alors que dans le même temps on doublait l’obligation !! Pour autant, je ne pense pas qu’il faille arrêter le mécanisme de marché qui est utile pour permettre à des tiers d’intervenir et pour optimiser entre les différentes opérations d’économies d’énergie, qui sont de natures extrêmement diverses. Ce n’est pas une fatalité : les Italiens qui ont aussi un dispositif de certificats blancs avec un mécanisme de marché, ont un prix de marché qui est beaucoup plus stable. Pour en comprendre la raison, nous allons échanger avec eux prochainement. A priori ils réajustent annuellement le montant de l’obligation. 

Vous dites que le dispositif CEE a toutes les qualités “sur le papier”. Ce n’est pas le cas dans la réalité ?

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Cela sera-t-il suffisant pour évaluer l’efficacité des dispositifs ?
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Revenons en France où vous avez suggéré l’extension des CEE à l’industrie sous périmètre ETS ?
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N’y a-t-il pas un risque, en élargissant le périmètre, de voir des répercussions sur les obligations des autres énergies et, par ricochet, sur leurs prix ?
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Comment les pouvoirs publics prennent-ils cette suggestion ?
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Avez-vous des recommandations pour l’objectif de 4e période ?
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Comment adapter le dispositif sans contrevenir aux règles européennes ?
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Tout serait donc à refaire ?
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Que pensez-vous de l’obligation sur les carburants, vous qui avez été responsable CEE chez Total avant d’être le président de l’ATEE ?
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Ce sont des propositions ambitieuses…
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Lire la suite dans Energie Plus 569 du 1er juillet 2016

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