A-t-on toujours besoins des compteurs électriques ?

Supports de conférences biogaz et méthanisation

Rubrique article:

Tribune : a-t-on toujours besoin des compteurs électriques ? Par François Dauphin, expert international énergie, Hewlett Packard Entreprise

Le côté statique du compteur, et sa plus ou moins grande capacité à envoyer de l’information, même s’il est dit “communicant”, interroge sur la pérennité de son modèle. La multiplication des objets connectés, en particulier, donne de nouveaux moyens de mesurer la consommation de l’énergie, comme l’indique ici François Dauphin.

L’invention des premiers spécimens de compteur d'énergie électrique fût concomitante au développement de la distribution d’électricité. Thomas Edison, le premier, utilisa un compteur électrolytique dans lequel le dépôt métallique était proportionnel au courant continu livré. Le premier modèle à courant alternatif fût présenté à la foire de Francfort de 1889. Depuis, les compteurs électriques ont toujours été déployés de manière concomitante aux réseaux de transport et de distribution. Pour l’avenir, la question se pose néanmoins de l’intérêt de ce type d’équipement ou, à tout le moins, des services qu’ils rendent à ce jour.
En 2012, le département R&D de Hewlett Packard a entrepris un projet pour le moins curieux. Il s’agissait de vérifier avec quel niveau de précision la consommation de chacun des étages et bâtiments des 28 000 m2 du siège de la société à Palo Alto pouvait être estimée… et ce sans le moindre compteur. Après un recensement exhaustif, les ingénieurs HP ont réussi à répertorier plus de 6 000 capteurs (de présence ou associé à la consommation énergétique tels que flux d’air, hygrométrie, température intérieure et extérieure, etc.). La société disposait par ailleurs des indications sur l’utilisation ou non des PC, les connexions Wifi ou les réservations des salles de réunion. En utilisant des technologies de corrélation avancée, les chercheurs ont estimé qu’il était possible de déterminer la consommation en chauffage avec une marge de 1 à 5 % selon les étages. Par ailleurs, la consommation électrique peut être évaluée avec une marge d’erreur de l’ordre du pourcent… soit la même marge que les compteurs électriques homologués en Europe. L’objectif du projet était la maintenance préventive plutôt que la suppression des compteurs mais il convient de noter qu’il serait possible de déterminer la consommation d’un bâtiment de bureau sans installer le moindre compteur électrique.

  • Intérêt des objets connectés
    (...)
     
  • Se passer de compteurs ?
    (...)

Lire la suite dans Energie Plus n°569 du 1er juillet 2016

© ATEE-ENERGIE PLUS - tous droits réservés
contenu réservé aux membres de l'ATEE. En savoir plus | Plan du site