Récupération de chaleur fatale : un immense potentiel à valoriser

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Après l’identification du potentiel national par l’Ademe, les autorités multiplient les aides pour la récupération de chaleur fatale. Décrets, arrêtés, intégration au Fonds chaleur, Investissements d’avenir ou CEE vont dans le sens d’un essor de ces technologies. Des initiatives sont déjà à l’œuvre un peu partout dans le pays.

On parle souvent du potentiel de l’éolien, du photovoltaïque ou d’autres moyens de production d’énergie. Une source majeure reste cependant peu mise en avant : la récupération de chaleur fatale*. Et pour cause, le gisement restait jusqu’à présent très peu connu dans l’Hexagone. Pourtant, il est considérable, avec un total de 51 TWh, soit 16 % de la consommation de combustible dans l’industrie rejetés sous forme de chaleur fatale à une température supérieure à 100°C. Ce chiffre émane d’un guide réalisé par l’Ademe en mars 2015 et intitulée “La chaleur fatale industrielle”. Et il ne rend compte que du secteur industriel, y compris le secteur du raffinage. Le gisement serait bien plus important. Le guide s’appuie sur une étude des industries de plus de dix salariés, répertoriées dans la base de données du Centre d’études et de recherche économiques sur l’énergie (Ceren). Au total, plus de 7 000 sites ont été pris en compte. Trois quarts du gisement concerne quatre grands secteurs d’activité : la chimie-plastique, les matériaux non métalliques (verre, ciment, tuiles et briques), l’agro-alimentaire et les métaux (dont la sidérurgie). Les évolutions récentes des politiques publiques montrent une volonté de développer ces procédés de récupération.

Une politique publique en évolution

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