Récupération de chaleur fatale grâce à un réseau de vapeur

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Prendre l’énergie thermique inutilisée de l’un pour couvrir les besoins de l’autre, grâce à la réalisation d’un réseau de vapeur : la récupération de chaleur fatale permet la valorisation d’une énergie verte, locale et stable, et est une solution séduisante pour les industriels énergivores.

L’amélioration de leur bilan carbone est une préoccupation grandissante des industriels. Lorsque leurs installations doivent être renouvelées, ou lorsque leurs activités sont très consommatrices en énergie, la question de la décarbonation de cette dernière se pose. Il est possible d’engager une démarche de maîtrise de la consommation, d’adopter des procès plus économes, mais pour certains la solution peut se trouver dans le voisinage avec la valorisation de chaleur fatale en réseau. Il s’agit pour un industriel d’acheter l’énergie dont il a besoin à un autre site pour lequel elle n’a pas d’utilité, fonctionnement qui, dans le cadre d’une économie circulaire, apporte des avantages aux deux parties. C’est le choix qui a été fait par Papeteries du Rhin, industriel installé à Sausheim (68) depuis la fin du 19e siècle, et qui confectionne chaque année 75 000 tonnes de cartons, notamment des tubes cartons.

Grâce à 1,3 km de réseau de vapeur, conçu et réalisé par Cofely Services, Papeteries du Rhin a substitué le gaz naturel par de la vapeur “verte” acheminée depuis l’Unité de valorisation énergétique (UVE) du Sivom, qui brûle 165 000 tonnes de déchets par an sur l’agglomération de Mulhouse. L’UVE produit ainsi 40 GWh d’électricité et 58 GWh de vapeur, dont 52 GWh sont injectés chez l’industriel et sont notamment utilisé dans le process de séchage de la pâte à carton. Pour l’UVE, le bénéfice est clair : elle valorise une chaleur fatale qui était perdue jusqu’alors, et a amélioré le rendement de ses fours de près de 60 %. Côté Papeteries du Rhin, le site peut se targuer d’éviter l’émissions de 10 500 tonnes de CO2 par an, et d’avoir augmenté son indépendance énergétique tout en valorisant des ressources locales : «La vapeur verte récupérée par Papeteries du Rhin couvre environ 80 % de ses besoins énergétiques, précise Nicolas Dumas, directeur d’agence Engie Cofely. Notre installation débite 12 à 13 tonnes de vapeur par heure, qui couvrent la production nominale standard de l’industrie. Les pics de production à certains moments de l’année nécessitent 15 t/h, ce delta étant assuré par une chaudière à gaz.»

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Lire la suite dans Energie PLus 563 du 1er avril 2016

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