Air comprimé : quelle énergie y consacrer ?

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L'air comprimé constitue un enjeu important pour les entreprises, en termes d’investissements, de coûts d'exploitation et de maintenance. Comment améliorer l’efficacité énergétique de la production d’air sous pression et celle des réseaux ? Quels sont les outils de contrôle, de supervision et d’éradication des fuites ?

L’air comprimé sert aux machines, moteurs, vérins, électrovannes, distributeurs, systèmes de contrôle, de convoyage ou de nettoyage. «C’est le quatrième fluide utilisé, toutes industries confondues et, en moyenne, 10 % du courant consommé dans les ateliers produit de l’air comprimé. Pour la chimie, ce taux grimpe même à 20 % et se situe aux alentours de 18 % dans la fonderie, de 17 % dans la mécanique, l’électronique et le textile ou encore de 15 % dans les secteurs du pétrole et du charbon», précise Claude Schelcher, chef de marché énergie chez Endress+Hauser (Suisse), spécialiste de l’instrumentation.
«L’air comprimé coûte cher car l’électricité consommée par un compresseur est convertie à 96 % sous forme de chaleur et seulement 4 % de l’énergie dépensée sera réellement véhiculée par le fluide», révèle de son côté Pierre Marquis, consultant et auditeur du bureau d’études AC Énergie. Il est aisé de connaître le prix de l’eau, du gaz, de l’essence, du gasoil ou celui du kWh, mais qui connaît le prix d’un mètre cube d’air comprimé à trois, six ou douze bars ? La fourchette est large pour de l’air sous sept bars avec un prix variant de trois à soixante centimes d’euros (HT) évalue AC Énergie...

A lire dans Energie Plus n°506 du 15 mai 2013

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