L’AIE montre l’évolution du paysage énergétique français

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Sept ans que l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) n’avait pas mené d’étude approfondie sur la politique énergétique de la France. Elle vient de faire paraitre un nouveau rapport en la matière. L’agence y constate que son approvisionnement et sa consommation d’énergie ainsi que ses émissions de CO2 correspondantes ont beaucoup baissé durant ce laps de temps. L’intensité carbone de la France a baissé de près de 30 % par rapport à 2004. Seul le secteur des transports n’a pas connu de déclin de ses émissions. Concomitamment, le pays a vu la part des ses énergies renouvelables augmenter, représentant en 2014 14 % de la consommation finale totale. Mais cela cache des situations disparates selon les filières : selon l’AIE, si les objectifs d’augmentation ont été remplis pour le solaire photovoltaïque et la biomasse, l’éolien et le thermique marquent le pas. Autre motif d’inquiétude, la vétusté de son parc nucléaire.

L’agence émet donc quelques recommandations à l’attention du gouvernement français. Selon elle, il devrait garantir la visibilité à long terme du financement de la transition énergétique en s’appuyant sur la programmation pluriannuelle de l’énergie et sur la trajectoire de prix du carbone, et juger les progrès obtenus grâce à des évaluations annuelles. Elle l’incite aussi à poursuivre l’élargissement de l’assiette fiscale pour le financement du soutien aux EnR en répartissant les coûts entre tous les consommateurs d’énergie et à réduire les délais d’obtention des autorisations nécessaires, notamment pour l’implantation de parcs éoliens terrestres et en mer. Enfin, l’AIE conseille à la France de faire de l’efficacité énergétique dans les petites et moyennes entreprises une véritable priorité politique.

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