Du lin dans un réseau de chaleur urbain

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En janvier 2014, une chaufferie biomasse a été mise en service à Grandvilliers (60). Sa particularité ? Elle est alimentée par des anas de lin, résidus végétaux provenant du broyage des tiges. La coopérative Lin 2000 fournit en chaleur un réseau urbain de 3 km qui alimente plusieurs complexes de la ville.

La France est le premier producteur mondial de lin. Le pays en fournit près de 80 % au niveau mondial pour une demande annuelle autour de 100 000 tonnes. Pour extraire cette fibre, il faut procéder au teillage. Durant ce procédé, les fibres sont séparées des tiges de lin. Pendant le broyage, la tige centrale est brisée en petits fragments appelés des anas. Ils représentent 50 % d’une balle de lin. La coopérative Lin 2000 a décidé de récupérer ces coproduits et de s’en servir pour alimenter une chaufferie biomasse afin de leur trouver des débouchés stables.

Auparavant, ils étaient vendus pour fabriquer des panneaux agglomérés, du paillis ou des litières pour chevaux. Mais à des prix souvent peu intéressants et très fluctuants. L’entreprise a donc lancé un appel d’offres en 2009 après plusieurs tentatives infructueuses qu’elle a menées elle-même sur le site. Cofely Services a été choisi pour s’occuper de l’installation de la chaudière, gérer son fonctionnement et son entretien pendant 15 ans. Lin 2000 valorise à présent 1 200 des 3 000 t d’anas qu’elle produit chaque année. Compte-tenu de la spécificité de ce combustible, la filiale d’Engie a dû s’adapter.

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Lire la suite dans Energie Plus 553 du 15 octobre 2015

 

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