La France soutient un corridor de prix du carbone

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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En avril 2016, Ségolène Royal avait confié à Pascal Canfin, Alain Grandjean et Gérard Mestrallet une mission afin de trouver des pistes pour mettre en place un prix du carbone efficace, prévisible et coordonné dans le cadre de l’application de l’Accord de Paris sur le climat. Cette initiative a donné naissance à un rapport, présenté à la ministre le 11 juillet. Il met en avant dix propositions.

C’est un fait : le prix du carbone sur le marché européen ne permet pas de tenir les objectifs pris par l’Union lors de la Cop 21*. Pire, son niveau actuel favorise le développement du charbon au détriment d’énergies moins polluantes. Ségolène Royal a confié en avril une mission, dont le but était de faire émerger des propositions pour rectifier cette contradiction, à Pascal Canfin (directeur général du WWF), Alain Grandjean (co-fondateur de Carbone 4) et Gérard Mestrallet (président des conseils d’administration d’Engie et de Suez). Dans sa lettre de mission, la ministre souhaitait aussi qu’ils étudient la «mise en œuvre d’un prix plancher pour la production d’électricité». Lors de la Conférence environnementale du 25 avril, François Hollande avait réclamé qu’il soit mis en place dès cette année en France. Un peu plus de trois mois plus tard, les trois missionnés ont rendu leur rapport. Fruit de 79 auditions menées auprès d’ONG, d’industriels, de chercheurs et d’institutionnels, le document de 100 pages insiste sur la nécessité de réformer le marché du carbone. L’idée principale des rédacteurs est la création d’un corridor de prix sur le modèle californien et québécois. La France soutiendra cette proposition auprès des autorités européennes.

  • Un corridor de prix à l’échelle européenne

L’idée de ce corridor est d’introduire un prix plancher compris entre 20 et 30 euros la tonne d’ici 2020. Cette somme augmenterait chaque année de 5 % à 10 % afin de dépasser les 50 € en 2030. Le prix plafond serait de son côté de 50 €/t en 2020 et bénéficierait de la même croissance que le prix plancher. Il attendrait 100 €/t dans quinze ans. Le but est de donner une visibilité à long terme aux industriels...

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Lire la suite dans Energie Plus 571 du 15 septembre 2016

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