Le G20 accorde 452 Mds$ par an en subventions aux fossiles

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À quelques jours de la prochaine réunion du G20, les 15 et 16, une étude réalisée par Overseas Development Institute et Oil Change International révèle que le soutien qu'apporte le G20 à la production de combustibles fossiles (452 milliards de dollars en 2014) représente presque le quadruple de la totalité des subventions globales aux énergies renouvelables (121 milliards de dollars au niveau mondial selon l'AIE). Empty Promises : G20 subsidies to oil, gas and coal production” souligne que ces soutiens existent malgré l’engagement pris par les États de les supprimer et les impératifs mondiaux consistant à laisser dans le sol des trois quarts des réserves actuelles de combustibles fossiles. Toutefois, le sommet qui se tiendra dans trois jours à Antalya en Turquie devrait justement réfléchir à la suppression de ces subventions, conformément à l’engagement pris en 2009 et réitéré en 2014.

Le rapport recense les subventions nationales accordées à travers des allègements fiscaux et des dépenses directes, les investissements des entreprises publiques dans leur pays et à l’étranger, et les financements publics accordés via les banques et institutions financières publiques.
Les 452 milliards de dollars de subventions chaque année se décomposent ainsi :
- Les gouvernements du G20 ont fourni presque 78 milliards de dollars par an en subventions nationales pour la production de combustibles fossiles.
- Les entreprises détenues par les États du G20 ont investi 286 milliards de dollars par an.
- Les financements publics (via les banques et institutions financières publiques) ont représenté 88 milliards de dollars par an en 2013 et 2014.

Fin septembre, les États-Unis (20 Md$ de subventions nationales en 2013 et 2014) et la Chine (77 Md$ par an en subventions sur son territoire et à l’étranger) ont indiqué que leur priorité était de fixer une date limite pour éliminer les subventions aux énergies fossiles lors de la présidence chinoise du G20 en 2016.

Il est à noter que ce rapport intervient également avant la réunion de l’OCDE la semaine prochaine, qui doit justement se pencher sur la suppression des soutiens publics (via les crédits export) à la construction de centrales à charbon.

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