Comment prévoir le soleil et le vent... enquête

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L’intermittence de l’éolien et du solaire ne peut être laissée au bon vouloir de Mère Nature. La prévision de production à partir des données de météorologie s’avère donc une activité incontournable à l’avenir pour assurer une insertion correcte sur les réseaux électriques.

En ce jour légèrement pluvieux de mi-mars, le vent souffle bien sur les plaines de Champagne-Ardenne mais beaucoup moins en Bretagne. Le soleil, lui, se fait encore timide dans le sud-est de la France, caché derrière quelques nuages. Bien qu’éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, ces différents territoires sont “visibles” sur un très grand écran au centre de conduite des énergies renouvelables de GDF Suez, situé dans le centre-ville de Châlons-en-Champagne. Mis en service en 2010, ce centre cumule aujourd’hui la surveillance en continu de 16 parcs éoliens et d’une centrale solaire photovoltaïque, soit respectivement 427 MW et 26 MWc. Il compile les informations afin de gérer au mieux la sécurité des sites et des personnes, les interventions de maintenance, et bien sûr d’optimiser la production d’électricité. «Il s’agit d’une véritable stratégie industrielle pour gérer ces actifs de production comme les autres, indique Pierre-Guy Martin, directeur exploitation et construction énergies renouvelables de GDF Suez Énergie France. Cela passe par une information cruciale : avoir une prévision de la météo à venir la meilleure possible ! Non seulement parce qu’en tant que responsable de programmation il faut pouvoir annoncer à RTE ce qu’on produira, mais aussi parce que la bonne anticipation de la maintenance peut nous faire gagner quelques points de disponibilité.» Et donc de mieux rentabiliser l’installation.


Tout dépend d’une caractéristique fondamentale de l’éolien et du solaire : leur intermittence liée à celle de la météo. Les autres énergies renouvelables n’ont guère ce souci. La biomasse est exploitable de manière continue du moment qu’on plante des végétaux, le biogaz est produit sans arrêt tant qu’il y a des déchets à fournir au méthaniseur, la géothermie délivre sa puissance une fois les forages réalisés… Même l’hydraulique, pourtant dépendante de la pluviométrie, est par principe une énergie stockée et utilisée selon les besoins. Mais pour le solaire et l’éolien, tout est lié à la présence directe du soleil et du vent...

Lire l'article dans Energie PLus n°507 du 1er juin 2013

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